La Nike ACG Ultrafly 2 débarque enfin sur les sentiers en janvier 2026 après plus de deux ans de développement, treize itérations de prototypes et 48 000 km de tests sur sept pays. Caleb Olson l'a portée pour gagner la Western States 2025. Promesse ? Une super-shoe trail signée Nike, plus stable, plus souple, plus respirante que la première Ultrafly. Vendue 260 €, drop 8,5 mm, poids 287 g, plaque carbone full-length. Verdict de Coach RunMorph après analyse croisée des sources françaises et des relevés laboratoire indépendants.
Nike ACG Ultrafly 2 : la super-shoe trail qui veut détrôner la Tecton X et la Cloudultra Pro
Si tu suis le trail élite, tu as forcément vu passer cette silhouette orange Safety au Black Canyon 100k, à la Transgrancanaria ou à Western States. La Nike ACG Ultrafly 2 (officiellement « Nike ACG Ultrafly Trail » dans sa version commerciale, deuxième génération de l'Ultrafly originale de 2023) est la première vraie super-shoe trail de Nike pensée pour l'ultra. La promesse est claire : la même mousse ZoomX qui équipe la Vaporfly 4, une plaque carbone full-length retravaillée pour le terrain accidenté, et une semelle Vibram Litebase qui doit tenir la distance.
Tu as déjà testé la Nike Pegasus 42 en daily trainer ou la Nike Vaporfly 4 en racer route ? La logique Nike est ici poussée sur le trail. En tant que coach, je vois trois marchés visés : l'ultra-traileur qui cherche du retour d'énergie au-delà de 50 km, le coureur trail rapide qui veut un tempo trainer dynamique, et le runner curieux qui veut goûter à la propulsion carbone hors bitume.
Le conseil de RunMorph : avant de craquer pour la ACG Ultrafly 2, demande-toi si tes terrains sont vraiment compatibles. Sur sentier roulant et chemins forestiers rapides, elle est imbattable. Sur cailloux techniques très accidentés ou boue grasse, regarde plutôt du côté de la Hoka Tecton X 3 ou de la Salomon S/Lab Genesis, plus à l'aise sur les terrains gras et techniques.

© Nike, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Données techniques objectives
| Marque | Nike |
| Modèle | ACG Ultrafly 2 (ACG Ultrafly Trail) |
| Date de sortie | 29 janvier 2026 (coloris Hyper Crimson) |
| Type | Trail, super-shoe carbone, ultra-distance |
| Drop | 8,5 mm |
| Stack (talon / avant-pied) | 37 mm / 28,5 mm |
| Poids (homme US 10) | 287 g, soit environ 13 g de moins que l'Ultrafly originale |
| Mousse | ZoomX (PEBA, restitution 85 % selon Nike) |
| Plaque carbone | FlyPlate fibre de carbone full-length, spine split, moins rigide que sur l'Ultrafly 1 |
| Semelle extérieure | Vibram Litebase, crampons multidirectionnels |
| Tige | Mesh respirant à drainage rapide, last spécifique trail, toebox élargie, languette gussetée |
| Distance recommandée | 30 km et plus, jusqu'à 100 miles (utilisée à Western States, Transgrancanaria, Black Canyon 100k) |
| Prix officiel | 260 € (USD 260) |
Pour qui est faite la Nike ACG Ultrafly 2 ?
L'ultra-traileur élite qui chasse les records
C'est la cible numéro 1, et c'est même la raison d'être du modèle. Si tu prépares un 100 km, un 100 miles ou un UTMB, et que tu veux capitaliser sur la propulsion d'une plaque carbone pendant 12 à 20 heures, l'Ultrafly 2 est conçue pour toi. Caleb Olson l'a portée pour gagner la Western States Endurance Run 2025. La mousse ZoomX est exposée dans le talon pour maximiser la réactivité au fil des kilomètres, et la plaque carbone moins rigide que la première version absorbe mieux les irrégularités du terrain.
Le coureur trail rapide qui s'entraîne en sortie longue
Si tu cours déjà entre 60 et 100 km par semaine en trail, et que tu cherches une paire qui te fasse gagner du rendement sur tes sorties longues de 25 à 40 km, elle est parfaite. Tu y trouveras une vraie sensation de propulsion sur le plat et en faux-plat montant, à condition que ton allure dépasse 12 km/h (c'est à partir de cette intensité que la plaque carbone s'active vraiment, sur trail comme sur route).
Le runner curieux qui découvre les super-shoes trail
Avec ton budget de 260 €, tu vises un modèle d'exception, pas un daily trainer. Sois honnête : si tu cours trois fois par semaine en footing facile sur sentier roulant, la Nike ACG Pegasus Trail ou la Saucony Peregrine 16 seront bien plus adaptées. L'Ultrafly 2 est un outil de performance, pas un couteau suisse.

© Nike, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Confort, comportement et accroche sur sentier
L'accueil pied a clairement progressé par rapport à l'Ultrafly 1, jugée trop étroite. Le nouveau last trail spécifique offre une toebox plus large, une bande de maintien interne mieux dessinée et une languette gussetée qui empêche les graviers de s'inviter. Le mesh est respirant et drainent vite : c'est un vrai plus si tu traverses des passages à gué ou des sections boueuses.
Côté foulée, la sensation est unique. La mousse ZoomX, exposée dans le talon, te donne un rebond moelleux à la réception, et la plaque carbone full-length te propulse en phase de poussée. C'est un comportement de super-shoe route transposé sur le trail : tu sens vraiment la propulsion quand tu allonges, beaucoup moins quand tu trottines lentement dans une montée raide.
La semelle Vibram Litebase fonctionne très bien sur terrains secs, rocheux roulants et chemins forestiers. Les crampons multidirectionnels accrochent correctement, mais ce n'est pas le terrain de jeu d'une Speedcross 6 : sur boue grasse ou neige, tu vas glisser. Le compromis est assumé : Nike a privilégié le poids et la durabilité plutôt que la mordant maximal.
Question stabilité, c'est l'un des points forts de la version 2. La semelle est plus large à l'avant et au talon, ce qui élargit l'assise. La plaque, moins rigide, offre une meilleure adaptation aux dévers et aux racines. Tu te sens mieux planté qu'avec une Nike Vaporfly 4 portée par erreur sur sentier (oui, certains essaient).
Comparatif face à la concurrence
Le segment des super-shoes trail explose en 2026 et la concurrence est rude. Voici comment l'Ultrafly 2 se positionne face à ses rivales directes :
La Hoka Tecton X 3 reste la référence sur cailloux et terrain technique grâce à son double plaque carbone parallèle et son stack supérieur. L'Ultrafly 2 est plus rapide en propulsion sur sentier roulant, mais la Tecton X 3 protège mieux les pieds sur les longues descentes caillouteuses.
La On Cloudultra Pro joue dans la même cour à 270 €, avec sa Helion HF + Speedboard fibre de verre. L'On a un toucher de sol plus ferme et un retour d'énergie comparable, mais l'Ultrafly 2 est plus polyvalente sur surfaces variées grâce au profil rocker plus prononcé.
La Adidas Terrex Agravic Speed Ultra 2 à 250 € reste plus accessible et plus stable en descente technique, mais elle manque du dynamisme de la ZoomX en phase de propulsion. Sur sortie longue à allure soutenue, l'Ultrafly 2 fait la différence.
La Brooks Cascadia Elite à 275 € avec sa double plaque a une approche similaire mais plus pesante (305 g). Si tu cherches le rapport légèreté / propulsion maximal, l'Ultrafly 2 reste devant à 287 g.
Comment l'intégrer dans ton plan d'entraînement RunMorph
En tant que coach, je ne te recommande pas l'Ultrafly 2 pour 100 % de ton volume hebdomadaire. C'est une paire de performance, pas une daily trainer. Voici comment l'intégrer intelligemment :
Pour les sorties longues qualitatives (les fameuses « long runs spécifiques »), c'est l'outil idéal : tu vas exploiter le retour d'énergie sur 25 à 40 km, à allure spécifique objectif. Pour les séances de fractionné en côte sur sentier (vraiment rapides, au-dessus de 12 km/h), elle s'active aussi très bien. Pour tes footings de récupération et tes sorties techniques très accidentées, garde une paire plus tolérante comme une Saucony Peregrine 16 ou une Asics Fuji Lite 6.
Sur le plan course objectif, elle est parfaite pour un trail long de 50 km à 100 miles avec dénivelé modéré à fort, sur des terrains plutôt roulants. Si tu prépares un UTMB ou une Diagonale des Fous, c'est un sérieux candidat pour ta paire de course. Pour structurer ta préparation, jette un œil au programme trail RunMorph qui découpe ta progression en blocs de qualité et de volume.

© Nike, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Verdict du Coach RunMorph
La Nike ACG Ultrafly 2 réussit là où la première Ultrafly avait déçu : elle est plus stable, plus respirante, plus tolérante au terrain accidenté, sans perdre la signature ZoomX qui fait le sel des super-shoes Nike. Caleb Olson n'a pas gagné Western States 2025 par hasard avec ce modèle aux pieds, et le consensus des testeurs internationaux la classe parmi les trois meilleures super-shoes trail du marché en 2026.
Reste qu'à 260 €, le ticket d'entrée est élevé, et que la chaussure exige un profil bien défini : coureur rapide, terrain plutôt roulant, distances longues. Si tu coches ces trois cases, c'est une vraie arme. Sinon, tu paieras 260 € pour des sensations que tu pourrais obtenir avec une paire à 150 €.
Mon verdict après confrontation des avis Wanarun, Lepape-Info, Pacing Trail, u-Trail, RunMag, Mon Coach Running, Tonton Outdoor, Runnea FR et des relevés laboratoire indépendants : 8,5/10. Une super-shoe trail mature, qui mérite sa place dans le top du segment, mais qui ne sera jamais la chaussure de monsieur tout-le-monde.
À retenir pour ton entraînement
- Ultra et trail long roulant : la mousse ZoomX et la plaque carbone full-length font la différence à partir de 30 km à allure soutenue.
- Active au-dessus de 12 km/h : en footing très lent ou en montée raide, la propulsion s'estompe. Ne la sors pas pour récupérer.
- Adhérence Vibram Litebase efficace sur terrain sec : sur boue grasse, neige ou rocher mouillé technique, prévois une paire à crampons plus marqués comme la Salomon Speedcross 6.
- Toebox élargie : la version 2 corrige le défaut numéro 1 de l'Ultrafly 1, l'accueil pied est désormais comparable à une Hoka Speedgoat 7.
- Durabilité estimée 600 à 800 km : c'est correct pour une super-shoe trail, mais ne lui fais pas porter tout ton volume hebdomadaire.




