Avec la Trailfly Max V2 lancée en janvier 2026, Inov-8 fait évoluer son modèle le plus amorti de la gamme trail. FlySpeed Pro infusée à l'azote, semelle G-Grip graphène nouvelle génération, drainage rapide, déclinaisons standard et wide : la marque britannique mise sur la polyvalence pour conquérir le segment ultra-trail face aux Hoka Mafate 5 et Salomon S/Lab Genesis. Décryptage RunMorph d'une chaussure pensée pour les sorties longues sur terrains mixtes.
Inov-8 Trailfly Max V2, le max-cushion polyvalent qui assume sa philosophie naturelle
La Trailfly Max V2 occupe une place très spécifique dans le paysage trail 2026. Elle n'est pas la plus haute en stack (les Hoka Bondi 9 ou les La Sportiva Prodigio Max grimpent plus haut), elle n'est pas la plus légère de sa catégorie, elle n'utilise pas de plaque carbone. Mais elle propose une équation rare sur le segment ultra : un amorti généreux (34 mm au talon, 28 mm à l'avant-pied), une mousse à l'azote dynamique, une accroche graphène de référence, et la possibilité de choisir entre deux chaussants (standard ou wide). À 170 €, elle se positionne comme une alternative crédible aux maxi-amortis stars du marché.
Le conseil de RunMorph : si tu cherches une chaussure capable d'enchaîner du 50 km roulant en plaine puis de basculer en montagne sur un trail technique, la Trailfly Max V2 fait partie des rares modèles qui répondent honnêtement à ce cahier des charges. Pour rester chez Inov-8 sur un usage plus rapide et nerveux, va lire le test de l'Inov-8 TrailFly Speed V2. Pour comparer à un autre ultra max-cushion, regarde l'Hoka Mafate 5.

© Inov-8, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Données techniques objectives
| Marque | Inov-8 |
| Modèle | Trailfly Max V2 |
| Sortie | Janvier 2026 |
| Type | Trail max-cushion ultra-distance |
| Drop | 6 mm |
| Stack avant / arrière | 28 mm / 34 mm |
| Poids (T42) | 302 g (mesuré à 309 g chez i-Run) |
| Mousse | FlySpeed Pro (EVA infusée à l'azote, supercritique) |
| Semelle intérieure | Boomerang (TPU, +40 % de rebond annoncé) |
| Plaque carbone | Non |
| Semelle extérieure | G-Grip nouvelle génération (graphène, +50 % adhérence humide vs V1) |
| Crampons | 4 mm, design polyvalent (chevrons + carrés) |
| Tige | Mesh technique respirant + renforts KPU + pare-pierre |
| Chaussants | Standard et Wide |
| Distance recommandée | 50 km à 100 km+ (ultras), sorties longues à l'entraînement |
| Prix officiel | 170 € |
| Note RunMorph | 8,5 / 10 |
Pour qui est faite la Trailfly Max V2 ?
Le coureur ultra qui veut un amorti rassurant sans renoncer à la sensation au sol
C'est le profil cible numéro un. La Trailfly Max V2 propose un stack généreux (34 mm au talon, 28 mm à l'avant) mais reste comparativement plus basse que la plupart des chaussures pour ultras du marché. Cette épaisseur intermédiaire offre un compromis intéressant : la voûte plantaire est bien soutenue par l'EVA, le rebond azote propulse la foulée vers l'avant, mais le pied conserve un minimum de filtres terrains pour réagir aux dévers et aux petites irrégularités. Si tu prépares un trail de 50 à 100 km avec un dénivelé varié et que tu cherches du confort sans devenir prisonnier d'une semelle massive, la Trailfly Max V2 est une option sérieuse.
Le coureur à pieds larges qui cherche enfin une chaussure trail confortable
Inov-8 fait partie des rares marques à proposer un chaussant Wide officiel sur ce modèle, en plus du standard. Le fit standard convient déjà aux pieds fins à moyens grâce à une toebox plus généreuse qu'avant. La version Wide donne accès à un avant-pied vraiment large, sans renoncer au maintien du médio-pied ni au verrouillage du talon assuré par le contrefort renforcé. Pour les coureurs au pied fort, qui se sentent à l'étroit dans la majorité des chaussures de trail européennes (Salomon, La Sportiva, Scarpa notamment), la Trailfly Max V2 Wide est une vraie bonne surprise.
Le traileur polyvalent qui alterne pistes roulantes et sentiers techniques
C'est l'autre grande force de la Trailfly Max V2 : sa polyvalence terrain. La semelle G-Grip nouvelle génération offre une accroche de premier ordre sur rocher sec ou humide, sur racines et sur pistes compactes. Elle se montre un peu plus en retrait sur terrains très boueux (les Salomon Speedcross 6 ou les Hoka Mafate 5 restent au-dessus dans la boue grasse), mais elle compense par une stabilité remarquable dans les dévers et une capacité d'adaptation à des chemins très variés. Si tu vis dans une région où tes sorties enchaînent gravel, sous-bois et single technique, c'est typiquement la chaussure qui va te suivre partout.

© Inov-8, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Confort, comportement et accroche
Le confort à l'enfilage est immédiat. Le mesh repensé est plus souple, le rembourrage du talon a été conservé et le médio-pied reste fermement maintenu par les renforts KPU latéraux (qui remplacent les overlays en impression 3D de la V1, plus durables). L'avant-pied respire mieux grâce à des perforations supplémentaires qui accélèrent le drainage après un passage à gué ou sous une averse. La languette est plus fine et plus ergonomique. Beaucoup de petits détails qui font qu'à l'usage la chaussure se fait oublier sur des sorties de plus de 3 heures.
À la course, la sensation est celle d'un rebond contrôlé. La mousse FlySpeed Pro est plus ferme que les PEBA très moelleuses (type On Helion HF ou Brooks DNA Tuned) mais elle restitue de l'énergie de manière franche et constante. Le rocker prononcé à l'avant favorise une foulée fluide et dynamique : la cheville travaille moins au fil des kilomètres, ce qui paye en fin d'ultra. La semelle intermédiaire ajoute une couche de rebond bienvenue, sans gadget marketing : 40 % de rebond annoncé par rapport à une semelle classique, et on sent effectivement la différence vs une semelle plate.
Sur le terrain, l'accroche est l'un des points forts de la chaussure. Le G-Grip enrichi en graphène, dans sa nouvelle formulation, est l'une des gommes les plus polyvalentes du marché. Sur pierre sèche, c'est excellent. Sur pierre humide ou bois mouillé, c'est très proche d'un Vibram Megagrip. Sur terre compacte, c'est parfait. Le seul vrai bémol : la boue grasse type sous-bois automnal, où des crampons de 4 mm sont insuffisants pour évacuer la matière. Ce n'est pas une chaussure de cross technique en hiver, et ça ne le revendique pas.

© Inov-8, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Comparatif face à la concurrence
Sur le segment max-cushion ultra-trail, la Trailfly Max V2 s'inscrit dans une famille bien identifiée. Comparée à l'Hoka Mafate 5 (320 g, stack 45/37, double densité PEBA + EVA), elle est plus légère, plus basse, et offre davantage de filtres terrains, mais elle est aussi moins moelleuse sous le pied. Le choix dépend de ton terrain de jeu : si tu enchaînes des heures de descente sur pierriers cassants, la Mafate 5 reste plus douce ; si tu veux davantage de précision sur sentiers techniques, la Trailfly Max V2 prend l'avantage.
Face à la Salomon S/Lab Genesis (250 g, stack plus bas, racing-oriented), la Trailfly Max V2 joue dans une autre catégorie : davantage d'amorti, davantage de polyvalence longue distance, mais moins de vivacité sur les portions rapides. Comparée à l'On Cloudultra 3 (275 g, mousse Helion HF + Speedboard), la Trailfly Max V2 est plus stable et offre une accroche supérieure sur rocher humide. La Cloudultra 3 reste cependant plus douce sur route et sur pistes très roulantes.
Enfin, face à la Brooks Cascadia Elite ou à la Asics Trabuco Max 5, la Trailfly Max V2 propose un meilleur drainage, un chaussant Wide disponible, et une accroche sur sol humide plus fiable. Le choix se fait sur la sensibilité personnelle au fit et sur le rapport qualité-prix (170 € pour l'Inov-8 vs 275 € pour la Cascadia Elite).
Comment l'intégrer dans ton plan d'entraînement RunMorph
La Trailfly Max V2 est une chaussure d'entraînement pour les sorties longues et les jours où l'amorti prime sur la vitesse pure. Elle s'inscrit naturellement dans une préparation ultra-trail ou un cycle long de préparation marathon trail.
- Sortie longue trail (3 h+) : c'est sa zone de confort idéale. Le rebond azote tient sur la durée et les pieds restent frais.
- Rando-course en montagne : l'accroche G-Grip et la stabilité du midsole en font une compagne parfaite pour les enchaînements lents avec dénivelé.
- Compétitions ultra (50 km à 100 km+) : recommandée pour des profils ultra avec un mix de pistes roulantes et de sentiers techniques, hors conditions extrêmes (boue grasse, neige fondue).
- Récupération après séance dure : un footing trail tranquille avec la Trailfly Max V2 permet de soulager les jambes grâce à l'amorti généreux, sans pénaliser la foulée.
Pour planifier ton volume hebdomadaire et tes blocs spécifiques ultra, retrouve les plans d'entraînement adaptés à ton objectif sur RunMorph Plans.

© Inov-8, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Le verdict RunMorph
La Trailfly Max V2 est une réussite mesurée. Elle ne révolutionne rien, mais elle corrige tous les petits défauts de la V1 (tige plus durable, drainage amélioré, accroche humide nettement supérieure) sans abîmer ce qui faisait son ADN : un amorti généreux mais lisible, une foulée naturelle, une polyvalence terrain rare. La possibilité de choisir entre fit standard et Wide est un argument décisif pour beaucoup de coureurs qui se sentent à l'étroit dans la concurrence.
Le poids (302 g en T42) reste son principal frein vs les références racing du segment, mais c'est le prix à payer pour une telle stabilité et un tel amorti. À 170 € (et souvent autour de 115-128 € chez les revendeurs français), le rapport qualité-prix est excellent. Note finale : 8,5 / 10.
À retenir pour ton entraînement
- Amorti polyvalent : la mousse FlySpeed Pro à l'azote offre un bon compromis entre soutien et rebond, idéal pour les sorties longues sans s'enliser sur les portions techniques.
- Accroche graphène : la nouvelle G-Grip rivalise avec le Vibram Megagrip sur la majorité des terrains, hors boue grasse où des crampons de 4 mm trouvent leur limite.
- Chaussant Wide officiel : la Trailfly Max V2 est l'une des rares chaussures ultra-trail avec une vraie déclinaison large, à privilégier pour les pieds forts.
- Distance idéale 50 à 100 km+ : la chaussure prend toute sa valeur sur ultras avec terrains mixtes, moins sur 20-30 km rapide où sa masse devient un handicap.
- Investissement raisonné : à 170 € prix officiel (souvent 115-128 € en promo), la Trailfly Max V2 propose un rapport durabilité-prix très solide pour un usage ultra régulier.




