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10 juin 2026

Compressport Ultrun Evo 10 V2 : 114 g pour le sac de Ludovic Pommeret à l'UTMB

Compressport Ultrun Evo 10 V2 : 114 g pour le sac de Ludovic Pommeret à l'UTMB

La V2 du sac qui a accompagné Ludovic Pommeret sur l'UTMB 2024 arrive enfin sur les sentiers français. 114 grammes annoncés, fermeture élastique repensée, flasques plates inclinées : Compressport reprend la base de l'UltRun S Pack Evo 10 et chasse les défauts du V1 un par un. À 180 €, il vise frontalement les Salomon S/Lab et reste, sur la balance, l'un des trois sacs de 10 litres les plus légers du marché. Verdict après recoupement avec la couverture FR récente.

Compressport UltRun Evo 10 V2 : la suite logique d'un best-seller français

Compressport, c'est Lausanne. Une marque suisse à vocation française, devenue incontournable sur les sentiers de l'arc alpin. Le V1 publié dans nos colonnes en mai dernier, le UltRun S Pack Evo 10, faisait déjà figure de référence dans la catégorie ultra-light 10 L. Sa fermeture élastique zigzag, signature absolue de la marque, divisait : certains adoraient, d'autres regrettaient le manque de précision du réglage sous charge.

La V2, baptisée simplement Ultrun Evo 10 Pack, garde l'ADN minimaliste mais retravaille trois choses. La fermeture frontale d'abord, simplifiée à deux crochets et une corde plus courte. Les poches à flasques ensuite, déplacées sur les côtés et inclinées pour éviter la compression de la cage thoracique. Les flasques elles-mêmes enfin, redessinées en version « plate » plutôt que cylindrique, pour mieux épouser le torse. L'idée n'est pas de tout casser, mais de répondre aux retours du circuit ultra où la V1 a essuyé deux saisons complètes.

Le conseil de RunMorph. Si tu hésites entre le V1 et le V2, deux paramètres à trancher : tu cherches la fermeture la plus précise possible ? Le V2 progresse. Tu privilégies un système éprouvé sur des centaines de finishers UTMB ? Le V1 reste à 170 € et tient ses promesses. Pour qui découvre Compressport en 2026, la réponse est simple : le V2. Pour des références de poids et stabilité supérieures côté grand volume, regarde aussi le Test Naak Ultra Energy Gel : 27 g glucides + BCAA pour l ultra

  • Salomon Adv Skin 12.

  • Compressport UltRun Evo 10 V2 vue dos porté avec bâtons

    © Compressport, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

    Données techniques objectives

    MarqueCompressport
    ModèleUltrun Evo 10 Pack (V2, SKU 2031)
    Volume10 litres
    Poids à vide114 g constructeur, 116 g pesée indépendante taille M
    Tailles disponiblesXS, S, M, L, XL (unisexes)
    Pochettes avant2 logements flasques inclinés latéralement, 2 stretch ouvertes basses, 1 zippée, 2 petites poches hautes (1 zippée + 1 ouverte)
    Pochettes arrière1 grande poche stretch supérieure (scratch + tirette), 1 « poche tunnel » inférieure double accès
    Compatibilité poche d'eauNon (point d'ancrage retiré, contrairement à la version 15 L)
    Flasques fournies2 softflasks plates nouvelle génération (mieux calées contre le torse que les rondes V1)
    TissusComposés synthétiques ultra-fins, partiellement stretch, sans inserts mousse
    Système de fermetureÉlastique frontal zigzag simplifié (2 crochets, corde courte)
    Porte-bâtonsArrière, 2 sangles élastiques avec inserts silicone anti-glissement
    RéflectifsMarquage Compressport blanc, partiellement réfléchissant
    Compatible obligatoires UTMBOui (sans poche d'eau ajoutée, le volume est limite, prévoir gestion ravitos)
    Sortie officielleDébut 2025 (collection SS25 reconduite SS26)
    Prix officiel180 €

    Pour qui est faite la Compressport Ultrun Evo 10 V2 ?

    Le coureur skyrace ou course de 30 à 80 km

    C'est le terrain de chasse naturel de ce sac. Sur les épreuves rapides où chaque gramme compte, les 114 g du V2 font la différence dès la troisième heure d'effort. La fermeture élastique simplifiée permet d'enfiler ou retirer le gilet en quelques secondes, pratique pour gérer une couche supplémentaire au sommet d'un col. Les flasques plates inclinées sont une vraie amélioration : moins de gêne sur la cage thoracique en montée raide, accès facilité en descente. Pour ce profil, le V2 rivalise sans complexe avec le NNormal Race Vest 5L sur le segment skyrace, avec 5 L de capacité en plus pour les courses plus longues.

    Le coureur d'ultra technique (80-170 km)

    Sur les formats UTMB ou Lavaredo, le V2 fait le job, à condition d'accepter ses limites. Pommeret l'a porté à l'UTMB 2024, gage de crédibilité sur la distance. Mais l'absence de compatibilité poche d'eau dorsale, présente sur la version 15 L, oblige à une gestion stricte des deux flasques de 500 ml et des points d'eau du parcours. Sur un format avec ravitos espacés de plus de 90 minutes, le Raidlight Ultralight 12L ou le Test Naak Ultra Energy Gel : 27 g glucides + BCAA pour l ultra

  • Salomon Adv Skin 12 seront plus rassurants côté autonomie hydrique.

    Le coureur trail rapide en sortie longue (2 à 5 h)

    Format idéal pour l'entraînement spécifique ultra ou les sorties d'exploration de 30 à 50 km en montagne. Les 10 litres avalent une veste, une casquette, des gels, un kit de sécurité et les obligatoires d'un trail moyen. Le sac est si discret qu'il se fait oublier dès les premiers hectomètres, ce qui en fait un compagnon idéal des séances de spécifique trail à 75 % de la VMA ascensionnelle.

    Confort, rebond et maintien

    C'est la vraie réussite du V2. La fermeture frontale simplifiée donne une tension plus homogène sur l'ensemble du buste, et les nouvelles flasques plates inclinées éliminent le point dur qu'on ressentait avec les flasques rondes du V1 quand on dépassait les 3 heures d'effort. Sur sentier roulant et en montée, le gilet se fait oublier. Les deux sangles latérales permettent un maintien efficace, y compris en descente technique où le contenu ne saute pas.

    Petite réserve relevée par le test indépendant Le Comparatif du Trail : quand les poches avant sont chargées à fond (smartphone dans la poche zippée + ravitos solides dans la stretch + flasques pleines), on retrouve quelques ballotements à l'avant. Rien de rédhibitoire, mais à anticiper sur les longs portages chargés. La fragilité des sangles flasques a aussi été pointée par certains testeurs, à surveiller sur la durée.

    Côté respirabilité, c'est de l'excellent. Les tissus ultra-fins et partiellement stretch évacuent la transpiration avec une efficacité notable. L'absence d'inserts mousse au dos peut surprendre les habitués des sacs « confort », mais c'est précisément ce qui permet d'avoir un dos sec après 4 heures de course estivale, là où la concurrence laisse une trace humide sur le t-shirt.

    Compartiments et accessibilité

    Compressport revendique la « total accessibility » et ce n'est pas un argument marketing creux. Sur l'avant, on dispose de neuf points de rangement utiles, accessibles sans retirer le gilet :

    • Deux logements flasques inclinés : positionnés sur les côtés du gilet plutôt qu'au centre du torse. Pour qui vient d'un sac Salomon ou Raidlight, le geste change un peu, mais on s'y fait vite.
    • Deux pochettes stretch basses : extensibles, idéales pour glisser deux barres et un gel sans gonfler la silhouette.
    • Une pochette zippée frontale : assez grande pour un smartphone récent jusqu'à 6,7 pouces et des clés.
    • Deux petites pochettes hautes (1 zippée + 1 ouverte) : reprises de l'Ultrun Evo 15. Parfaites pour les gels rapides à l'avant des bretelles.

    L'arrière propose un compartiment principal stretch ouvert en haut (idéal pour la veste compressée en boule), plus une « poche tunnel » inférieure qui se révèle être deux poches superposées accessibles chacune d'un côté. Total intelligent : on peut séparer le frontal du textile (en haut) et les obligatoires de sécurité (en bas), sans tout mélanger.

    Compressport UltRun Evo 10 V2 détail pochettes avant flasques plates

    © Compressport, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

    Hydratation

    Deux softflasks de 500 ml fournies de série, dans la nouvelle géométrie plate. Le bénéfice est mécanique : la flasque épouse la courbe du torse au lieu de former un cylindre saillant. En course, on respire mieux, on a moins l'impression d'un corps étranger qui ballotte. C'est une belle réponse au reproche le plus récurrent du V1.

    Limite assumée : pas de compatibilité poche d'eau dorsale. Là où la version 15 L de la gamme intègre un ancrage et un passage de tube, le V2 fait l'impasse. C'est cohérent avec le positionnement race, et ça permet de gagner ces grammes qui font passer le sac sous la barre des 120 g. Conséquence pratique : 1 L d'autonomie hydrique total, soit environ 75 minutes d'effort en conditions chaudes. Au-delà, il faut savoir où sont les ravitos.

    Comparatif face à la concurrence

    Trois références directes à connaître pour situer le V2 :

    • Compressport UltRun S Pack Evo 10 (V1, 170 €) : la V1 reste au catalogue à un prix légèrement inférieur. Si tu trouves la V2 trop chère, le V1 reste une excellente affaire avec un système de fermeture éprouvé. Le V2 le surpasse côté stabilité frontale et confort flasques. Comparatif gagné par le V2 sur la finition, à égalité côté usage.
    • Ultimate Direction Race Vest 6L (155 €) : 175 g et 9 pochettes pour 6 L de volume contre 114 g et 7 pochettes pour 10 L côté Compressport. L'UD a la daisy chain micrométrique et le réglage le plus précis du marché. Le V2 reprend l'avantage sur le volume et le poids absolu.
    • Test Naak Ultra Energy Gel : 27 g glucides + BCAA pour l ultra
    • Salomon Adv Skin 12 (165 €) : la référence ultra-trail. 244 g, 12 L, 8 pochettes avant, compatible poche d'eau 1,5 L. Plus polyvalent sur la distance UTMB grâce à la capacité hydrique étendue, mais 130 g plus lourd à vide. Si tu choisis Compressport, tu choisis la course rapide. Si tu choisis Salomon, tu choisis l'autonomie.

    Comment l'intégrer dans ton plan d'entraînement RunMorph

    Ce sac s'intègre naturellement dans une préparation trail course (50 à 100 km) ou skyrace. Côté entraînement, il s'illustre sur les séances clés du plan trail RunMorph qui demandent une charge proche de la course : sortie longue avec spécifique à 75 % de la VMA ascensionnelle, fartlek en relief, simulation de section technique nocturne. La capacité de 10 L permet d'embarquer la frontale, la veste imperméable, deux flasques pleines et la nutrition d'une sortie de 4 heures en montagne.

    Sur les séances de 2 h ou moins, c'est probablement surdimensionné, on lui préférera un format 5 L type NNormal Race Vest. Sur la sortie de 6 h+ engagée, prévoir le passage au format 12-15 L type Test Naak Ultra Energy Gel : 27 g glucides + BCAA pour l ultra

  • Adv Skin 12 ou Raidlight Ultralight 12L pour la capacité hydrique dorsale.

    Compressport UltRun Evo 10 V2 vue dos détail logo respirant

    © Compressport, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

    Verdict RunMorph

    Note finale : 8,5/10.

    La V2 fait ce qu'on attendait : elle corrige les défauts du V1 sans rien sacrifier de l'ADN ultra-light qui a fait son succès. 114 g pour 10 L, c'est toujours hors-norme. Les flasques plates inclinées et la fermeture élastique simplifiée sont deux progrès tangibles, vérifiés sur le circuit ultra par Ludovic Pommeret en 2024. Le prix de 180 € reste élevé, et l'absence de compatibilité poche d'eau dorsale demeure le seul vrai compromis. Mais pour le coureur skyrace ou trail rapide qui veut un gilet qui se fait oublier, c'est aujourd'hui la référence française du segment minimaliste. Compressport tient son race vest, et il pèse moins lourd qu'un demi-litre d'eau.

    Compressport UltRun Evo 10 V2 vue profil latéral fermeture élastique

    © Compressport, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

    À retenir pour ton entraînement

    • Volume idéal pour la skyrace et l'ultra court : 10 L couvrent les obligatoires UTMB et la nutrition d'une course de 30 à 80 km.
    • Poids record dans la catégorie : 114 g constructeur, parmi les trois sacs 10 L les plus légers du marché en 2026.
    • Flasques plates, une vraie progression : moins de compression du torse en montée raide, accès facilité en descente.
    • Pas de poche d'eau dorsale : autonomie hydrique limitée à 1 L, à anticiper sur les sections chaudes et sans ravito.
    • Fermeture élastique signature : enfilage et retrait en quelques secondes, idéal pour gérer les couches sur des courses techniques.

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