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22 août 2026

Salomon S/Lab Pulsar 4 : le test complet RunMorph

Salomon S/Lab Pulsar 4 : le test complet RunMorph

Depuis 2019, la S/Lab Pulsar est la carte de visite technique de Salomon sur les trails courts et rapides : une chaussure fine, radicale, pensée pour les coureurs qui veulent sentir le terrain sous le pied. La version 4, sortie à l'été 2025, change pourtant de logique. Salomon a ajouté 10 mm de stack au talon, densifié la mousse et élargi le chaussant. Le pari : rendre la Pulsar plus confortable et plus polyvalente, quitte à s'éloigner de ce qui faisait son identité. Chez RunMorph, on a croisé les mesures de laboratoire indépendantes avec plusieurs tests terrain francophones pour vérifier si le pari tient la route.

L'essentiel en 3 phrases

La S/Lab Pulsar 4 est un trail racer polyvalent (10 à 60 km) qui gagne en amorti et en stabilité grâce à son Active Chassis, mais qui perd le dynamisme et le grip qui faisaient la réputation de la lignée. Sa tige Matryx et son chaussant élargi en font une chaussure premium bien construite, freinée par un rendu d'énergie mesuré en laboratoire nettement en dessous de la moyenne pour son prix. Le bon choix pour un coureur qui cherche de la stabilité et du confort sur du roulant technique, moins pour celui qui veut retrouver les sensations minimalistes des anciennes Pulsar.

7,8
/ 10 · Note globale RunMorph
Amorti
8,5 / 10
Dynamisme
5,5 / 10
Stabilité
9 / 10
Accroche
7 / 10
Rapport prix
6 / 10
Pour qui ?Trails roulants à semi-techniques de 10 à 60 km, coureurs qui veulent de la stabilité et du confort sans plaque carbone.
Pas pour qui ?Puristes de l'ancienne Pulsar minimaliste, terrains boueux ou herbeux, coureurs qui cherchent avant tout du rebond.

Salomon S/Lab Pulsar 4 vue trois quarts

© Salomon, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

Salomon S/Lab Pulsar 4 : le pari du confort sur une icône du trail court

La Pulsar a longtemps été la chaussure des puristes chez Salomon : fine, proche du sol, taillée pour les trails courts et les séances de côtes. Avec la version 4, la marque annécienne prend un virage assez net. Le stack au talon grimpe de 10 mm par rapport à la Pulsar 3 pour atteindre 34 mm annoncés (32,6 mm mesurés en laboratoire indépendant), la mousse passe d'une seule couche d'Energy Foam à une double densité optiFoam/optiFoam+, et le poids grimpe d'environ 45 g entre les deux versions. Le message est clair : Salomon veut élargir l'audience de sa Pulsar, au risque de perdre une partie de ses inconditionnels. Sur le papier, la promesse reste séduisante (tige Matryx haut de gamme, Active Chassis, collaboration avec l'athlète Rémi Bonnet) ; sur le terrain et en laboratoire, le bilan est plus contrasté.

Fiche technique de la S/Lab Pulsar 4 : ce qui change vraiment

CaractéristiqueValeur
MarqueSalomon
ModèleS/Lab Pulsar 4
SortieJuin 2025
TypeTrail, compétition sur formats courts à intermédiaires
Drop6 mm annoncés / 7,1 mm mesurés en laboratoire indépendant
Stack avant / arrière28 mm / 34 mm annoncés (25,5 mm / 32,6 mm mesurés)
Poids (unisexe, réf.)250 g annoncés / 247 g mesurés
MousseoptiFoam (EVA) + optiFoam+ (PEBA/EVA)
PlaqueNon
SemelleAll-Terrain Contagrip, crampons 3,5 mm
TigeMatryx (fils Kevlar), endoFit, laçage Quicklace
Distance recommandée10 km à environ 60 km
Prix officiel220 €

L'écart entre les chiffres annoncés et les chiffres mesurés en laboratoire indépendant n'est pas anecdotique : un drop réel plus proche de 7 mm que de 6 mm change la sensation de bascule, et une hauteur de semelle un peu inférieure aux chiffres marketing rappelle qu'il vaut mieux se fier à un essai chaussé qu'à une fiche technique. Ce genre d'écart est courant dans l'industrie, mais RunMorph préfère le signaler plutôt que de le passer sous silence.

Active Chassis et double mousse optiFoam : qu'est-ce que ça change sous le pied ?

Le gros changement technique de cette version 4 tient à la semelle intermédiaire. En bas, l'optiFoam classique (EVA) absorbe les chocs ; au-dessus, l'optiFoam+ (mélange EVA/PEBA) apporte la réactivité. Une mesure indépendante en laboratoire situe l'amorti au talon nettement au-dessus de la moyenne du panel testé, ce qui confirme la sensation d'un talon plus protecteur que sur la Pulsar 3. Le problème se situe plutôt du côté du rendu d'énergie : le taux de restitution mesuré au talon (47,7 %) reste très en retrait par rapport à la moyenne du panel (56,7 %), un écart que le consensus des essais terrain confirme également en décrivant une foulée qui a perdu en vivacité malgré le gain de matière.

Le maintien, lui, progresse clairement. L'Active Chassis, ces deux bandes rigides qui encadrent le médio-pied, stabilise efficacement la pose du talon même sur terrain instable, et une mesure indépendante de stabilité latérale confirme un niveau très au-dessus de la moyenne malgré une coque talonnière plutôt étroite (84 mm). C'est l'un des points où les avis convergent le plus nettement : la Pulsar 4 inspire davantage confiance en descente et dans les appuis irréguliers que sa devancière.

Salomon S/Lab Pulsar 4 semelle Contagrip

© Salomon, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

Le conseil de RunMorph : si tu cherches avant tout de la stabilité et un chaussant confortable pour enchaîner les sorties techniques sans plaque carbone, la Pulsar 4 a sa place dans ta rotation, aux côtés d'un modèle plus dynamique comme la Hoka Zinal 3 pour les jours où tu cherches du peps.

Le test terrain : de 20 à 60 km, entre confort et accroche en retrait

Sur le terrain, la Pulsar 4 se comporte comme une chaussure de tempo plutôt que comme une pure racer. À des allures comprises entre 4 min 30 et 6 min/km sur sentiers roulants à moyennement techniques, elle offre un toucher de sol plus feutré qu'avant : on s'enfonce légèrement dans l'amorti plutôt que de rebondir dessus, ce qui rassure sur les longues sorties mais casse un peu le côté explosif attendu d'une Pulsar. Sur les formats courts et intenses (fractionnés, côtes), le manque de dynamisme se fait sentir plus nettement, un point que relève aussi bien le consensus des tests terrain francophones que les mesures indépendantes de rendu d'énergie.

L'accroche est le point où les sources divergent le plus, et RunMorph préfère le dire clairement plutôt que de lisser la contradiction. Un test terrain francophone très complet, avec plusieurs sorties en conditions humides, relève une perte nette de grip sur sols meubles et gras par rapport à la Pulsar 3 (crampons réduits à 3,5 mm contre 4,5 mm), avec des glissades en descente boueuse et un manque de traction sur sable. À l'inverse, un autre avis francophone attribue à la chaussure une note d'accroche très élevée (9/10), et une mesure indépendante en laboratoire confirme une bonne tenue générale tout en signalant explicitement, parmi les points faibles retenus, une accroche réduite sur herbe ou boue. Le consensus le plus solide : la Pulsar 4 est très à l'aise sur pistes battues, sentiers compacts et cailloux secs, et devient plus juste dès que le terrain se fait meuble ou détrempé.

Côté durabilité, les tests convergent davantage : la tige Matryx encaisse très bien les frottements (aucune trace d'usure significative relevée lors des essais prolongés), et une mesure indépendante confirme une usure limitée de la semelle Contagrip (moins d'1 mm de matière perdue sur les crampons après un protocole d'abrasion standardisé). Côté chaussant, le fit s'est élargi par rapport aux anciennes Pulsar : le médio-pied et l'avant-pied gagnent en volume, même si le talon reste étroit et que la disparition de la mini-guêtre laisse désormais entrer un peu de poussière et de gravillons.

Salomon S/Lab Pulsar 4 vue de dessus tige et laçage

© Salomon, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

Salomon S/Lab Pulsar 4 vs Ultra Glide 4 vs Hoka Zinal 3 : le comparatif

ModèlePoidsDropStack talonPositionnementPrix
Salomon S/Lab Pulsar 4250 g6 mm34 mmRacer polyvalent 10-60 km, stable220 €
Salomon Ultra Glide 4280 g6 mm41 mmMax-cushion confort longue distance150 €
Hoka Zinal 3253 g5 mm31,8 mmTrail racing légère, dynamique160 €

Face à l'Ultra Glide 4, la Pulsar 4 reste plus légère et plus précise sur terrain technique, mais nettement moins confortable sur les très longues distances où le stack généreux de l'Ultra Glide fait la différence. Face à la Hoka Zinal 3, l'écart de dynamisme est le plus frappant : la Zinal 3 obtient une note de dynamisme nettement supérieure dans nos tests, quand la Pulsar 4 mise plutôt sur la stabilité et le confort. Pour un coureur qui hésite entre les deux, le choix se résume à une question simple : cherches-tu du peps (Zinal 3) ou de la stabilité rassurante (Pulsar 4) ?

Avantages

  • Amorti nettement renforcé, mesuré au-dessus de la moyenne du panel testé
  • Stabilité latérale très solide grâce à l'Active Chassis
  • Tige Matryx premium, chaussant élargi et confortable
  • Durabilité de la tige et de la semelle confirmée par les tests
  • Toe-box spacieuse en hauteur, bonne pour les longues sorties

Inconvénients

  • Rendu d'énergie décevant pour une chaussure de compétition à ce prix
  • Accroche en retrait sur sols meubles, herbeux ou boueux
  • Respirabilité limitée, tige plus chaude que les anciennes Pulsar
  • Perte de la sensation minimaliste et du dynamisme des versions précédentes
  • Prix élevé (220 €) au regard des performances mesurées

Notre avis terrain : pour qui la Pulsar 4 est-elle vraiment faite ?

Le coureur qui prépare un trail roulant de 20 à 50 km

C'est le profil le plus évident. La stabilité et l'amorti de la Pulsar 4 conviennent bien aux formats intermédiaires sur sentiers compacts, là où la version 3 aurait pu fatiguer les jambes plus tôt.

L'ancien utilisateur de Pulsar qui cherche du dynamisme pur

Moins évident. Si tu aimais la Pulsar 3 pour sa proximité au sol et sa réactivité, la version 4 risque de te décevoir : elle a gagné en confort ce qu'elle a perdu en vivacité.

Le coureur qui s'entraîne surtout sur sentiers humides ou boueux

À éviter en priorité. Les crampons de 3,5 mm et la surface de contact réduite montrent leurs limites dès que le terrain se fait gras, mieux vaut se tourner vers une chaussure plus mordante comme la Speedcross.

Pour ta préparation : la Pulsar 4 s'inscrit bien dans une préparation trail sur des formats de 20 à 50 km, en particulier pour les séances de tempo et les sorties vallonnées où la stabilité prime sur l'explosivité. Associe-la à un plan RunMorph adapté à ton objectif pour structurer tes semaines de préparation : découvre les plans d'entraînement RunMorph.

Verdict RunMorph

La Salomon S/Lab Pulsar 4 est une chaussure bien construite qui change clairement d'ambition par rapport à ses devancières. Elle gagne en confort, en stabilité et en polyvalence de distance, mais elle perd le dynamisme et une partie de l'accroche qui faisaient l'ADN de la lignée. Le rendu d'énergie mesuré en laboratoire indépendant, nettement sous la moyenne pour une chaussure de compétition à 220 euros, est le point qui pénalise le plus son verdict. Une bonne chaussure de trail polyvalent et stable, mais pas la racer explosive que son nom laisse espérer. 7,8/10.

À retenir pour ton entraînement

  • Format idéal : trails roulants à semi-techniques de 20 à 50 km, séances de tempo sur sentiers compacts.
  • Point fort à exploiter : la stabilité de l'Active Chassis rassure en descente et sur appuis irréguliers, utile pour les sorties fatiguées.
  • Limite à connaître : accroche en retrait sur boue et herbe humide, prévois une alternative pour les sorties très pluvieuses.
  • Ne pas attendre un rebond explosif : le rendu d'énergie mesuré reste en dessous de la moyenne des chaussures comparables.
  • Rotation conseillée : associe-la à une chaussure plus mordante (type Speedcross) pour les sorties boueuses et à une chaussure plus dynamique pour les fractionnés courts.

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