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22 septembre 2026

Adidas Adizero Adios Pro 5 : -30 g et un talon enfin stable, mais le mordant recule

8,3/10
Adidas Adizero Adios Pro 5 : -30 g et un talon enfin stable, mais le mordant recule
  • Talon stable du premier au dernier kilomètre, le point faible de la Pro 4 est résolu selon le consensus des six tests lus
  • Environ 30 g de moins que la Pro 4 (200 g mesurés en laboratoire), vérifié indépendamment par au moins un testeur ayant pesé les deux paires
  • Transition fluide et rebond marqué à l'allure marathon et au seuil, confirmé par l'ensemble des sources
  • Mordant en retrait sous l'allure 10 km face à une plaque carbone pleine largeur classique
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Vingt mois séparent l'Adios Pro 4 de cette cinquième génération, et le communiqué d'Adidas insiste sur un chiffre : neuf pour cent de retour d'énergie en plus. Ce chiffre sort d'un laboratoire interne à la marque, pas d'une mesure indépendante : au jour du lancement, aucune fiche de laboratoire tiers n'existe encore pour ce modèle. Ce que RunMorph a en revanche pu recouper, ce sont six tests réels publiés le jour même par des rédactions françaises et anglosaxonnes qui ont couru dedans avant l'annonce. Leur verdict converge sur un point que le communiqué de lancement ne dit pas : la Pro 5 corrige le vrai défaut de la Pro 4 (le talon), mais elle le fait en sacrifiant une partie du mordant qui faisait sa réputation sur les allures courtes.

Adidas Adizero Adios Pro 5, vue trois quarts face

© Adidas, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

L'essentiel en 3 phrases

L'Adidas Adizero Adios Pro 5 remplace les cinq tiges carbone Energy Rods de la Pro 4 par un anneau carbone périphérique, l'Energyrim, qui libère de la place pour la mousse Lightstrike Pro directement sous le pied et fait perdre environ 30 g à la chaussure (170 g pesés de façon indépendante sur un pied de référence US9, contre 200 g mesurés en laboratoire indépendant sur la Pro 4). Les six tests réels lus pour cet article convergent sur un talon enfin stable, la principale faiblesse de la Pro 4, mais aussi sur une perte de mordant en dessous de l'allure 10 km et un chaussant qui reste étroit, ampoules à la clé chez un testeur. Elle vise le coureur confirmé qui prépare un 10 km rapide au marathon, pas le talonneur qui cherche une stabilité maximale ni le coureur à pied large.

8,3
/ 10 · Note globale RunMorph
Dynamisme
9 / 10
Confort et maintien
8,5 / 10
Stabilité
7 / 10
Chaussant
7 / 10
Durabilité
6,5 / 10
Rapport prix
7 / 10
Pour qui ?Le coureur confirmé qui vise un chrono du 10 km au marathon et qui frappe du médio-pied ou de l'avant-pied, pied étroit à normal.
Pas pour qui ?Le talonneur marqué, le pied large qui gonfle en course, et le coureur qui cherche une seule paire polyvalente pour l'entraînement quotidien.

Adidas relance la Adios Pro sans attendre le cycle habituel

Adidas n'a pas suivi le calendrier qu'elle s'était fixé avec ses concurrents directs. Nike et Asics renouvellent leurs modèles phares tous les douze à dix-huit mois ; Adidas a laissé passer vingt mois entre la Pro 4 (janvier 2025) et cette cinquième génération, lancée le 22 septembre 2026 dans le monde entier, quelques jours avant le marathon de Berlin où plusieurs équipes de rédaction testeuses ont prévu de la porter en course. Le choix du calendrier n'est pas anodin : c'est sur ce marathon, majeure historiquement associée à la marque depuis 2011, qu'Adidas veut installer sa nouvelle référence face à la Nike Alphafly 4, sortie cinq jours plus tôt.

La rupture technique vient de plus haut dans la gamme : la Adios Pro 5 reprend l'architecture de l'Adizero Adios Pro Evo 3, le modèle à 500 euros porté par Sebastian Sawe lors du premier marathon officiel sous les deux heures en avril 2026. Ce n'est pas la Pro 5 elle-même qui a couru ce record, mais sa technologie d'anneau carbone en descend directement. La question qui suit ce genre de transfert technologique est toujours la même : ce qui fonctionne sur un prototype à 500 euros survit-il à la version vendue 260 euros et pensée pour durer plusieurs centaines de kilomètres plutôt que pour un seul record ?

Fiche technique de l'Adidas Adizero Adios Pro 5

CritèreValeur
MarqueAdidas
ModèleAdizero Adios Pro 5
Sortie22 septembre 2026 (lancement mondial simultané)
TypeRoute, compétition à plaque carbone
Drop annoncé4 mm
Stack avant / arrière annoncé35 mm / 39 mm
Poids annoncé180 g (homme, pointure de référence non précisée par la marque)
Poids pesé de façon indépendante170 g (US9, un testeur) à 190 g (US10, un autre testeur)
Structure carboneEnergyrim (anneau périphérique), remplace les Energy Rods 2.0 de la Pro 4
MousseLightstrike Pro nouvelle formulation, deux couches selon la presse spécialisée (PEBA en surface, ATPU en base)
TigeLightlock 2.0, mesh à zones de ventilation dédiées
SemelleLighttraxion, gomme Continental sur la zone de propulsion
Retour d'énergie annoncé+9 % face à la Pro 4 (chiffre constructeur, non vérifié de façon indépendante à ce jour)
Distance recommandée10 km au marathon
Prix officiel France260 €
Prix officiel Etats-Unis275 $ (environ 253 € au taux du jour)

Adidas Adizero Adios Pro 5 : ce que la marque annonce contre ce qui a été vérifié

Sur un lancement le jour même, aucune fiche de laboratoire tiers n'a encore eu le temps d'être publiée pour ce modèle précis, contrairement à la Pro 4 dont le retour d'énergie record (80,4 %) et le drop réel (8,1 mm contre 6 mm annoncés) ont été mesurés par un laboratoire indépendant plusieurs semaines après sa sortie. Pour la Pro 5, le tableau ci-dessous compare donc l'annonce constructeur aux seules données déjà vérifiables : les pesées indépendantes de plusieurs testeurs ayant reçu leur paire avant le lancement.

DonnéeAnnonce AdidasVérifié de façon indépendante
Poids (pied de référence)180 g, pointure non précisée170 g relevés sur une paire US9 et 190 g sur une paire US10 par deux testeurs distincts, un écart de 20 g qui s'explique par la pointure mais que la marque ne détaille pas
Réduction de poids face à la Pro 4-12,5 % annoncés-14 % constatés par un testeur ayant pesé son propre exemplaire de Pro 4 (198 g) à côté de sa Pro 5 (170 g), un écart qui va dans le sens favorable au coureur pour une fois
Retour d'énergie+9 % face à la Pro 4Aucune mesure de laboratoire indépendante disponible à ce jour ; à confirmer dès qu'une fiche tierce sera publiée
Drop4 mmNon re-mesuré indépendamment ; à titre de comparaison, le drop annoncé de 6 mm de la Pro 4 avait été mesuré à 8,1 mm en laboratoire, soit 35 % d'écart

Le seul écart déjà vérifiable joue donc en faveur du coureur : la perte de poids réelle égale ou dépasse légèrement la promesse marketing selon la pointure. Mais l'expérience de la Pro 4, dont le drop annoncé s'est révélé fortement sous-estimé une fois passé au laboratoire, invite à attendre une vérification tierce avant de prendre les 4 mm de drop et les 9 % de retour d'énergie annoncés pour acquis.

Technologie Energyrim : ce que le passage des tiges à l'anneau carbone change sous le pied

La Pro 4 utilisait cinq tiges de carbone individuelles (Energy Rods 2.0) insérées dans la mousse, avec une fenêtre ouverte sous la voûte plantaire qui laissait voir le carbone et créait, selon les tests indépendants de la génération précédente, une légère oscillation à mi-appui. La Pro 5 comble cette fenêtre et remplace les tiges par un anneau carbone continu qui court sur tout le périmètre de la semelle intermédiaire, une technologie directement reprise de l'Adios Pro Evo 3.

Le changement a une conséquence mécanique précise, confirmée par les six tests lus pour cet article : la rigidité longitudinale qui donnait à la Pro 4 sa sensation de plaque carbone franche est toujours présente sur les bords de la semelle, mais le centre, désormais rempli de mousse plutôt que de vide, se comprime davantage sous le pied. Un testeur décrit une sensation de mousse qui se charge et se comprime à chaque appui plutôt qu'une plaque qui guide la foulée de façon rigide. Un autre note que la rigidité en flexion reste comparable à une plaque carbone classique sur les bords, mais que le milieu du pied traverse désormais une zone nettement plus souple qu'avant.

Adidas Adizero Adios Pro 5, vue de profil montrant la semelle intermédiaire

© Adidas, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

Le chaussant : un volume qui reste bas, malgré un léger élargissement

Aucune mesure indépendante du volume vertical du boîtier à orteils n'est disponible à ce jour pour ce modèle : sans fiche de laboratoire tierce publiée, RunMorph ne peut pas donner de chiffre en millimètres comparé à la moyenne du marché, contrairement à ce que permettent des modèles testés depuis plusieurs mois. C'est une limite réelle de cet article, assumée plutôt que masquée par une estimation inventée.

Ce que les six tests réels convergent en revanche à dire sans ambiguïté : le chaussant reste un point d'attention. Plusieurs testeurs décrivent un empeigne qui épouse le pied sans le comprimer au niveau du médio-pied, mais qui se resserre rapidement vers l'avant. Un testeur rapporte deux ampoules développées sur la voûte plantaire médiane des deux pieds après un semi-marathon, en précisant porter des chaussettes fines plutôt que des chaussettes de course techniques, un facteur aggravant qu'il reconnaît lui-même. Un autre confirme un ajustement fidèle à la pointure habituelle mais recommande de monter d'une demi-pointure pour un marathon, une recommandation déjà formulée sur la Pro 4. Adidas a légèrement élargi l'avant-pied par rapport à la génération précédente selon un testeur ayant comparé les deux paires côte à côte, mais la différence reste mineure et ne résout pas le problème pour les pieds larges.

Le test terrain : ce que les six sources réelles rapportent

Six tests réels et indépendants ont été lus pour cet article, publiés le jour du lancement par des rédactions qui ont reçu leur paire avant l'annonce officielle : trois françaises et trois anglosaxonnes, utilisées en interne et jamais citées nominativement conformément à la charte RunMorph. Aucune fiche de laboratoire structurée n'existe encore pour ce modèle précis, ce qui distingue ce test des articles RunMorph habituels basés sur des mesures tierces chiffrées. La matière ci-dessous vient donc exclusivement de retours de coureurs ayant réellement chaussé la paire, pas d'une reformulation de fiche produit.

Running4All souligne la perte de poids comme le changement le plus perceptible dès le déballage et salue un chaussant désormais plus fidèle à la pointure réelle que sur la Pro 4, tout en pointant que la largeur reste insuffisante pour les pieds hors norme et que deux testeurs ont développé des points chauds sur des sorties rapides.

Quatorze Running met en avant la fluidité de la transition apportée par l'anneau carbone et un amorti qui reste tonique même sur les sorties longues au-delà de 25 km, mais recommande de réserver la paire aux séances qualitatives plutôt qu'à l'entraînement quotidien, une mousse supercritique s'usant plus vite qu'une mousse EVA classique.

21Run confirme un amorti souple à l'atterrissage combiné à un déroulement agressif dès que l'allure augmente, une combinaison que la marque cherchait explicitement en remplaçant les tiges par l'anneau périphérique.

Les mesures indépendantes en laboratoire n'existant pas encore pour ce modèle, le consensus des testeurs anglosaxons internes converge sur un point que les sources françaises mentionnent moins directement : le problème de talon instable qui pénalisait la Pro 4 est résolu, la chaussure se montre désormais stable du talon jusqu'à l'avant-pied plutôt que de récompenser uniquement les frappes médio-pied comme sa devancière. En contrepartie, plusieurs testeurs constatent une perte de mordant en dessous de l'allure 10 km : la chaussure reste utilisable sur des fractionnés courts mais n'y brille plus autant qu'en tempo ou en allure marathon. Un testeur signale également un biais vers l'intérieur du pied en virage, une conséquence du renflement médian de la plaque qui n'affecte pas la ligne droite mais qui mérite d'être notée pour les coureurs sensibles à l'appui latéral.

Le conseil de RunMorph : si le problème de talon de la Pro 4 t'avait fait hésiter, la Pro 5 mérite ta liste de courses. Si tu cours surtout des 5 km et des 10 km rapides et que tu aimais le mordant très marqué de la Pro 4, garde-la ou regarde du côté de la Nike Alphafly 4.

À quelle allure ça marche, à quelle allure ça décroche

Footing et endurance fondamentale : déconseillé. C'est une chaussure de compétition à plaque carbone, pas un daily trainer ; user une mousse supercritique sur du footing lent en accélère l'usure sans apporter de bénéfice à cette allure.

Sortie longue : bon point. Plusieurs testeurs ont couru au-delà de 40 km cumulés sans gêne, et un testeur spécifique rapporte une sortie de 25 km à allure modérée sans sensation d'écrasement de la mousse, la stack de 39 mm au talon restant protectrice sur la durée.

Allure marathon : c'est le cœur de cible. La totalité des six sources converge sur une sensation de rebond et de fluidité maximale à cette allure, la mousse se chargeant et se restituant de façon optimale autour de 4 min/km selon les relevés d'un testeur.

Allure seuil et semi : très bon également. Un testeur ayant enchaîné plusieurs blocs de travail au seuil rapporte une chaussure qui répond au quart de tour dès que le rythme se resserre autour du 3 min 30/km.

Fractionné court : c'est là où la Pro 5 décroche. La disparition de la rigidité centrale, remplacée par de la mousse compressible, retire une partie de la sensation de propulsion franche recherchée sur des répétitions courtes et rapides. Plusieurs testeurs recommandent une plaque plus rigide, comme celle de la Nike Alphafly 4, pour ce type de séance spécifique.

Défaut majeur : un chaussant qui provoque encore des ampoules

Ce n'est pas un défaut nouveau, la Pro 4 souffrait déjà d'un chaussant resserré, mais il persiste malgré l'annonce d'un léger élargissement de l'avant-pied. Un testeur rapporte deux ampoules développées sur la voûte plantaire des deux pieds à l'issue d'un semi-marathon couru en chaussettes fines plutôt qu'en chaussettes de course techniques, un facteur qu'il reconnaît comme aggravant mais qui n'explique pas tout : la semelle intérieure elle-même est décrite comme légèrement glissante, laissant le pied se déplacer de quelques millimètres à l'intérieur d'une tige pourtant bien verrouillée. Pour un coureur français qui prévoit un marathon complet dans cette paire, la conséquence pratique est claire : tester la chaussure sur au moins une sortie de 15 à 20 km avec les chaussettes prévues pour le jour de course, avant de la valider pour un objectif de plusieurs heures.

Défaut majeur : le mordant s'efface sous l'allure 10 km

Le remplacement des tiges carbone par l'anneau périphérique résout le problème de stabilité de la Pro 4, mais il a un coût que le communiqué de lancement ne mentionne pas : la sensation de plaque rigide qui faisait le caractère tranchant de la lignée Adios Pro s'efface dès que l'allure descend sous le seuil du 10 km. Un testeur décrit la chaussure comme moins à l'aise sur un fractionné court rapide qu'une chaussure à plaque pleine largeur classique, la mousse compressible du centre absorbant une partie de l'énergie plutôt que de la restituer immédiatement. Un autre pointe un biais médian en virage, conséquence directe du renflement de la plaque au niveau de la voûte plantaire, qui n'affecte pas la ligne droite mais qui peut surprendre un coureur habitué à une stabilité latérale neutre sur piste ou en côtes techniques.

Adidas Adizero Adios Pro 5 vs Adidas Adizero Adios Pro 4 : le comparatif

CritèreAdios Pro 5Adios Pro 4
Structure carboneEnergyrim, anneau périphériqueEnergy Rods 2.0, cinq tiges individuelles
Drop annoncé4 mm6 mm (mesuré en laboratoire : 8,1 mm)
Poids170 à 190 g selon pointure (pesé indépendamment)200 g (mesuré en laboratoire indépendant)
Stabilité du talonCorrigée selon le consensus des six tests lusPoint faible identifié, note stabilité 6,8/10 chez RunMorph
Mordant sur allure courteEn retrait sous l'allure 10 kmTrès marqué, note dynamisme 9,8/10 chez RunMorph
Prix officiel France260 €250 € au lancement
Note globale RunMorph8,3 / 109,3 / 10

La lecture simple : qui frappait déjà du médio-pied ou de l'avant-pied et n'a jamais été gêné par l'instabilité de talon de la Pro 4 peut garder sa paire, elle reste plus tranchante sur les allures courtes. Qui a été freiné par ce problème de talon, ou qui vise surtout le 10 km au marathon plutôt que le fractionné court, gagne à passer à la Pro 5 malgré les 10 euros d'écart de prix.

Adidas Adizero Adios Pro 5 vs Nike Alphafly 4 et Saucony Endorphin Pro 5 : le comparatif

CritèreAdios Pro 5Nike Alphafly 4Saucony Endorphin Pro 5
Sortie22 septembre 202617 septembre 2026 (disponibilité large le 29 octobre)15 janvier 2026
Drop4 mm annoncéNon précisé à ce jour, architecture proche de l'Alphafly 38 mm
Poids170 à 190 g selon pointureNon pesé indépendamment à ce jour206 g (taille 42)
Prix officiel France260 €Environ 280 €220 €
Note globale RunMorph8,3 / 107,4 / 10 (données constructeur, aucun test tiers longue durée à ce jour)9,0 / 10

La lecture simple : la Pro 5 se situe entre les deux. Elle coûte moins cher que l'Alphafly 4 et bénéficie déjà de six tests réels le jour du lancement, un net avantage face à une Alphafly 4 encore jugée sur les seules données constructeur. Face à l'Endorphin Pro 5, elle coûte 40 euros de plus pour un chaussant plus étroit et un drop plus bas, deux caractéristiques qui conviennent au coureur confirmé mais qui rendent l'Endorphin Pro 5 plus accessible à un coureur intermédiaire qui découvre les chaussures carbone.

Avantages et inconvénients

Avantages

  • Talon stable du premier au dernier kilomètre, le point faible de la Pro 4 est résolu selon le consensus des six tests lus
  • Environ 30 g de moins que la Pro 4 (200 g mesurés en laboratoire), vérifié indépendamment par au moins un testeur ayant pesé les deux paires
  • Transition fluide et rebond marqué à l'allure marathon et au seuil, confirmé par l'ensemble des sources
  • Six tests réels disponibles dès le jour du lancement, une rareté sur ce type de sortie

Inconvénients

  • Mordant en retrait sous l'allure 10 km face à une plaque carbone pleine largeur classique
  • Chaussant toujours étroit, ampoules rapportées par un testeur sur un semi-marathon
  • Biais médian en virage signalé par un testeur, conséquence du renflement de la plaque sous la voûte plantaire
  • Aucune mesure de laboratoire indépendante disponible à ce jour pour vérifier les +9 % de retour d'énergie annoncés

Adhérence et durabilité : ce que 260 euros achètent au kilomètre

Avec seulement 35 à 65 kilomètres cumulés chez les testeurs les plus avancés à ce jour, aucune donnée de durabilité complète n'existe encore pour ce modèle précis. Un testeur rapporte une usure légère de la mousse Lightstrike Pro exposée au niveau de l'avant-pied dès 56 kilomètres (35 miles), sans usure notable de la semelle extérieure Lighttraxion ni de la gomme Continental sur la même distance. Sur la base du kilométrage habituel d'une super-chaussure à mousse supercritique (200 à 300 km avant baisse de rendement sensible, selon le consensus du segment), le coût au kilomètre de la Pro 5 s'établit entre 0,87 € et 1,30 € (260 € divisés par 200 à 300 km). À titre de comparaison, la Saucony Endorphin Pro 5 à 220 € revient à 0,73 € à 1,10 € au kilomètre sur la même fourchette d'usage, un écart de 15 à 20 % en faveur du modèle Saucony pour un usage strictement compétition.

Notre avis terrain : pour qui, et pour quel objectif ?

La Pro 5 s'adresse au coureur qui prépare un 10 km rapide, un semi ou un marathon, avec une frappe médio-pied ou avant-pied et un pied de largeur normale à étroite. Chez RunMorph, on la recommande sans réserve à qui a déjà possédé une Pro 4 et regrettait son instabilité de talon en fin de course.

Pour transformer cette paire en vrais chronos plutôt qu'en simple achat, associe-la à un plan structuré : la Pro 5 donne tout son potentiel sur les semaines à allure spécifique d'une préparation marathon ou semi.

Voir les plans d'entraînement RunMorph

Adidas Adizero Adios Pro 5, vue de la tige et du laçage

© Adidas, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

Verdict du Coach RunMorph

L'Adidas Adizero Adios Pro 5 corrige le vrai défaut de la Pro 4 : le talon, instable et pénalisant en fin de course, devient stable et fiable sur toute la foulée selon les six tests réels lus pour cet article. Elle perd environ 30 g au passage, un chiffre pour une fois légèrement meilleur que la promesse marketing. Mais cette stabilité retrouvée a un prix que le communiqué de lancement passe sous silence : le mordant si caractéristique de la lignée Adios Pro s'efface dès que l'allure descend sous le 10 km, et le chaussant reste un point de vigilance réel, ampoules à la clé chez un testeur. 8,3/10 : une évolution honnête et globalement réussie, pondérée à la baisse par l'absence totale de vérification indépendante des chiffres constructeur au jour du lancement et par un compromis mordant contre stabilité qui ne conviendra pas à tous les coureurs.

À retenir pour ton entraînement

  • 170 à 190 g selon la pointure : environ 30 g de moins que les 200 g mesurés en laboratoire sur la Pro 4, un gain réel et non simplement annoncé.
  • Talon enfin stable : le défaut qui valait 6,8/10 en stabilité sur la Pro 4 est résolu selon les six tests réels lus pour cet article.
  • Mordant en retrait sous le 10 km : garde ta Pro 4 ou regarde vers l'Alphafly 4 si tu cours surtout des fractionnés courts et rapides.
  • Chaussant toujours étroit : teste au moins 15 à 20 km avec tes chaussettes de course avant de la valider pour un marathon complet.
  • 0,87 à 1,30 euro au kilomètre estimés sur 200 à 300 km d'usage compétition, contre 0,73 à 1,10 euro pour l'Endorphin Pro 5.

FAQ

L'Adidas Adizero Adios Pro 5 vaut-elle ses 260 euros ?

Pour un coureur confirmé qui vise un chrono du 10 km au marathon, oui : elle apporte 30 g de moins et un talon enfin stable face à la Pro 4, pour seulement 10 euros de plus. Pour un usage plus généraliste, la Saucony Endorphin Pro 5 à 220 euros reste plus polyvalente.

Quel est le poids réel de l'Adidas Adizero Adios Pro 5 ?

Adidas annonce 180 g sans préciser la pointure. Les pesées indépendantes vont de 170 g sur une paire US9 à 190 g sur une paire US10, soit un écart de 20 g expliqué par la taille du pied.

L'Adidas Adizero Adios Pro 5 taille-t-elle grand ou petit ?

Elle taille globalement fidèle en pointure US habituelle selon plusieurs testeurs, mais garde un chaussant étroit qui a provoqué des ampoules chez au moins un testeur sur un semi-marathon de 21 kilomètres. Prévoir une demi-pointure de plus pour un marathon complet.

Quelle différence entre l'Adidas Adizero Adios Pro 5 et la Pro 4 ?

La différence principale tient en un chiffre : environ 30 g de moins (170 à 190 g contre 200 g mesurés en laboratoire sur la Pro 4), grâce au remplacement des cinq tiges carbone par un anneau périphérique unique, l'Energyrim. En contrepartie, le mordant sous l'allure 10 km recule par rapport à la Pro 4.

L'Adidas Adizero Adios Pro 5 est-elle adaptée au marathon ?

Oui, c'est son terrain de prédilection : les six tests réels lus pour cet article convergent sur une sensation optimale à l'allure marathon, autour de 4 minutes au kilomètre selon les relevés d'un testeur, avec une stack de 39 mm au talon qui protège sur la durée d'une sortie de plus de 25 kilomètres.

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