Trois ans après une Cloudmonster 2 qui avait déçu sur l'ajustement, On corrige le tir avec une troisième génération lancée le 5 mars 2026 : silhouette redessinée plus fine, amorti CloudTec passé en triple couche, tige repensée. Les premiers tests français, publiés dès fin mars, sont unanimement positifs, mais pas sans réserves. On a lu les avis de Runninglab, Runpack et Jolie Foulée avant de se faire notre propre idée.
L'essentiel en 3 phrases
La On Cloudmonster 3 corrige le principal défaut de la version 2 avec une tige repensée qui tient enfin le pied sans qu'il faille descendre d'une pointure. L'amorti CloudTec triple couche, associé à une Speedboard nylon, offre un confort et une stabilité que saluent tous les tests indépendants disponibles, au prix d'un rodage de 70 à 80 km avant que la mousse Helion s'assouplisse pleinement. Reste un vrai défaut assumé : à 286 g en taille 42, c'est l'une des daily trainers les plus lourdes de sa catégorie, pour une mousse qui reste un mélange EVA/OBC plutôt qu'une formule PEBA ou A-TPU dernière génération.

© On, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
On Cloudmonster 3 : la daily maximaliste d'On revue pour corriger un vrai défaut
La gamme Cloudmonster occupe une place particulière chez On : c'est la daily trainer la plus maximaliste de la marque suisse, pensée pour l'endurance et la récupération plutôt que pour la performance pure. La version 2, sortie en 2024, avait souffert d'un problème d'ajustement récurrent, signalé par de nombreux coureurs : le talon manquait de maintien, obligeant une partie des acheteurs à descendre d'une demi-pointure pour compenser. On a visiblement pris note. La Cloudmonster 3, lancée le 5 mars 2026, arrive avec une tige entièrement repensée, un laçage à trois cordons et un gousset de languette retravaillé pour éviter ce problème.
Côté amorti, la nouveauté technique est le passage à un système CloudTec triple couche, contre deux couches sur la version précédente. La mousse Helion reste un composé EVA/OBC (olefin block copolymer), pas la formule PEBA ou A-TPU qu'on trouve sur les modèles les plus récents de la concurrence, mais On l'associe à une Speedboard en nylon qui traverse toute la semelle pour apporter du dynamisme à une chaussure massive.
Le conseil de RunMorph : compte un rodage de 70 à 80 km avant que la mousse Helion s'assouplisse pleinement, un point signalé indépendamment par Runpack. Les premières sorties peuvent paraître plus fermes que prévu pour une chaussure positionnée comme maximaliste.
Fiche technique de la On Cloudmonster 3
| Marque | On |
| Modèle | Cloudmonster 3 (coloris Limelight | Seedling) |
| Sortie | 5 mars 2026 |
| Poids | 286 g (homme, EU 42) / 268 g (femme) |
| Drop | 6 mm |
| Stack height | 35 mm talon / 29 mm avant-pied |
| Amorti | Mousse Helion, système CloudTec triple couche |
| Plaque | Speedboard nylon pleine longueur |
| Tige | Mesh respirant, laçage 3 cordons, gousset de languette repensé |
| Semelle extérieure | Caoutchouc stratégique, testée adhérente sol sec et mouillé |
| Usage recommandé (On) | Chaussure quotidienne, running quotidien à allure modérée |
| Matériaux | Polyester recyclé (proportion non précisée), fabrication Vietnam |
| Pointures disponibles | 40 à 49 (homme) |
| Prix | 200 euros au lancement, certains coloris déjà en promotion mi-2026 |

© On, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Ce que disent les tests indépendants : convergences et divergences
Trois tests français complets sont disponibles depuis fin mars 2026, et leurs conclusions convergent sur l'essentiel tout en divergeant sur un point concret que RunMorph tient à signaler plutôt que de le lisser.
Runninglab (Julien Guyod, note globale 8,8/10) livre le test le plus critique et le plus chiffré des trois. Sub-notes détaillées : confort 9,5/10, dynamisme 8/10, maintien du pied 9/10, stabilité 9/10, durée de vie 9/10, rapport qualité-prix 8/10, design 9/10. Le testeur chiffre précisément le problème de poids : 286 g contre 244 g pour une New Balance Fresh Foam X 1080v15, un écart de 42 g qui se sent en fin de sortie longue. Il estime aussi que la mousse Helion, un composé EVA/OBC, n'est pas la plus avancée du marché face aux formules PEBA ou A-TPU désormais courantes chez la concurrence à prix équivalent, et juge le tarif élevé pour cette technologie. Durée de vie estimée autour de 600 km sans usure prématurée.
Runpack (Simon Raffi) confirme la tendance positive avec des sub-notes proches : confort 9/10, dynamisme 8/10, amorti 9/10, stabilité et maintien 8/10, adhérence 9/10 testée sur sol sec et mouillé. Le testeur situe la plage d'usage utile entre 3'30 et 3'40 au kilomètre pour un coureur confirmé, et plutôt 3'50 à 4'00 pour un coureur régulier, confirmant le positionnement daily plutôt que tempo rapide. Point important soulevé indépendamment : il faut compter 70 à 80 km de rodage avant que la mousse s'assouplisse complètement, un détail absent des autres tests.
Jolie Foulée (Lionel Fracture) est le plus qualitatif des trois, avec un ton très favorable sur la nouvelle silhouette : « plus fine et plus racée » que la version 2, un talon redessiné avec une petite pointe qui améliore le maintien, un mesh qui semble durable à l'usage. Sur la question du chaussant, justement, ce test diverge frontalement des deux autres : là où Runninglab et Runpack décrivent un chaussant redevenu classique (plus besoin de descendre de pointure comme sur la V2), Jolie Foulée recommande explicitement de prendre une demi-pointure au-dessus. RunMorph n'a pas trouvé d'explication évidente à cet écart (morphologie de pied du testeur, coloris différent testé) et préfère le signaler plutôt que de trancher artificiellement : essaie la chaussure avant d'acheter en ligne si tu as un doute sur ta pointure habituelle chez On.
À noter enfin, un signal convergent avec des mesures de tests anglophones consultées à titre indicatif par RunMorph : la fermeté initiale de la mousse en sortie de boîte est confirmée comme plus marquée que sur la Cloudmonster 2, ce qui recoupe l'observation de Runpack sur le rodage nécessaire.

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Le chaussant enfin corrigé : ce qui a vraiment changé depuis la V2
Le problème de la Cloudmonster 2 n'était pas anecdotique : un talon qui manque de maintien sur une chaussure de plus de 280 g, c'est un vrai risque d'ampoules et d'instabilité en fin de sortie longue. On a retravaillé trois éléments pour y répondre. D'abord le laçage, passé à trois cordons indépendants qui permettent de mieux répartir la pression sur le cou-de-pied. Ensuite le gousset de languette, repensé pour empêcher la languette de glisser sur le côté, un défaut mineur mais fréquent sur l'ancienne version. Enfin la silhouette générale de la tige, plus étroite et plus structurée autour du talon, ce qui explique le retour à une taille classique selon deux des trois testeurs.
La divergence de Jolie Foulée sur la pointure ne remet pas en cause ce diagnostic global : même ce test confirme l'amélioration du maintien, il diffère seulement sur la recommandation de taille finale. Un écart qui peut aussi refléter des morphologies de pied différentes plutôt qu'un défaut de la chaussure elle-même.
On Cloudmonster 3 vs New Balance 1080v15 vs Hoka Clifton 11 : le comparatif daily maximaliste
| Critère | On Cloudmonster 3 | NB 1080v15 | Hoka Clifton 11 |
|---|---|---|---|
| Poids (homme) | 286 g | 244 g | 252 g |
| Drop | 6 mm | 8 mm | 5 mm |
| Stack talon | 35 mm | 32 mm | 32 mm |
| Mousse | Helion (EVA/OBC) | Fresh Foam X | CMEVA |
| Plaque | Speedboard nylon | Aucune | Aucune |
| Prix lancement | 200 euros | habituellement 160 à 180 euros | habituellement 150 euros |
Face à la New Balance Fresh Foam X 1080v15, la Cloudmonster 3 perd nettement sur le poids (42 g d'écart, confirmé par Runninglab) mais gagne en dynamisme grâce à sa Speedboard, absente chez NB. Face à la Hoka Clifton 11, l'écart de poids est plus faible et se joue surtout sur le style d'amorti : la Clifton privilégie un rebond plus vif et léger, la Cloudmonster une stabilité et un amorti plus enveloppant. Dans la même famille On, la Cloudsurfer 2 reste l'option plus légère et plus ferme si le poids de la Cloudmonster 3 te freine.
Ce qu'on a aimé
- Chaussant enfin corrigé, laçage 3 cordons et gousset repensé, confirmé par deux tests sur trois
- Amorti CloudTec triple couche très confortable, note 9/10 ou plus chez tous les testeurs
- Speedboard nylon qui apporte un vrai dynamisme malgré la masse de la chaussure
- Adhérence testée fiable sur sol sec et mouillé
- Durée de vie estimée solide, autour de 600 km sans usure prématurée
Ce qu'on a moins aimé
- 286 g en taille 42, parmi les plus lourdes daily trainers de sa catégorie
- Mousse Helion en EVA/OBC, pas la technologie la plus avancée du marché à ce prix
- Rodage de 70 à 80 km nécessaire avant un amorti pleinement souple
- 200 euros, un tarif élevé compte tenu du positionnement technologique
- Recommandation de pointure contradictoire selon les testeurs, à vérifier en boutique

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Notre avis terrain : pour qui ?
Le coureur qui cherche une daily confort pour ses sorties longues
Oui, sans hésiter. C'est exactement le positionnement de la Cloudmonster 3 : amorti généreux, stabilité solide, pensée pour absorber les kilomètres à allure modérée plutôt que pour flatter le chrono.
Le coureur qui veut une seule paire légère pour tout faire
Non. À 286 g, la Cloudmonster 3 n'est pas taillée pour les sorties rapides. Si tu cherches un compromis plus léger, regarde plutôt du côté de la Asics Novablast 6 ou de la On Cloudsurfer 2.
L'ancien porteur de Cloudmonster 2 frustré par le chaussant
Oui, c'est le profil le plus évident. Le problème qui avait fait grincer des dents sur la version 2 est traité en priorité sur cette V3, au prix d'un rodage un peu plus long avant que la mousse s'assouplisse.
Une daily maximaliste comme celle-ci trouve naturellement sa place sur les sorties d'endurance fondamentale et les footings de récupération d'un plan d'entraînement RunMorph, là où l'amorti prime sur la réactivité. Garde une paire plus légère pour les séances de qualité si ton budget le permet.
Verdict du Coach RunMorph
La On Cloudmonster 3 fait ce qu'on attendait d'elle : elle corrige un vrai défaut d'ajustement sans sacrifier ce qui faisait la réputation de la gamme, un amorti généreux et stable. Les trois tests français consultés s'accordent sur ce point, avec des notes qui oscillent entre 8 et 8,8/10. Mais le prix à payer reste le même qu'avant : c'est une chaussure lourde, avec une mousse qui n'est plus la plus avancée de sa catégorie de prix, et qui demande un vrai rodage avant de livrer tout son confort. Ce ne sont pas des défauts rédhibitoires pour le public visé, coureurs d'endurance en quête de confort plutôt que de légèreté, mais ils justifient de comparer sérieusement avec une New Balance 1080v15 avant d'acheter si le poids est un critère important pour toi.
8/10 : une daily maximaliste enfin bien chaussée, pénalisée par son poids et une mousse qui accuse son âge technologique face à la concurrence récente.
À retenir pour ton entraînement
- Rodage nécessaire : compte 70 à 80 km avant que la mousse Helion s'assouplisse pleinement, ne juge pas l'amorti dès les premières sorties.
- Allure cible : réserve-la aux sorties à 3'50/km et plus lent, elle n'est pas conçue pour le fractionné rapide.
- Pointure : les avis divergent, essaie-la en boutique si possible plutôt que de commander en ligne à l'aveugle.
- Poids à arbitrer : si tu cours plus de 60 km par semaine, alterner avec une paire plus légère limite la fatigue musculaire cumulée.
- Terrain : réservée à la route et aux chemins stabilisés, ce n'est pas une chaussure de trail malgré son nom.

© On, photo officielle utilisée à des fins éditoriales



