On Running multiplie les sorties textiles depuis deux ans, mais le catalogue RunMorph ne comptait jusqu'ici que le Race Singlet 2 et la Weather Jacket côté vêtements de la marque suisse. L'Ultra Jacket vient combler un vide net : la veste imperméable haut de gamme de la marque, pensée pour l'ultra-trail et les conditions dégradées, là où la Weather Jacket assume elle-même n'être que déperlante. Chez RunMorph, on a croisé un test terrain complet publié en 2025 et mis à jour en 2026 avec la fiche technique officielle et un avis client vérifié pour vérifier si cette veste à 270 € tient ses promesses.
L'essentiel en 3 phrases
L'On Running Ultra Jacket est une veste imperméable ultra-légère (environ 100 g) construite autour de la membrane Pertex Shield Air 2,5 couches, annoncée à 20 000 mm Schmerber et environ 25 000 g/m²/24h de respirabilité. Un test terrain dédié la place parmi les meilleures vestes de pluie du marché running, tandis qu'un avis client vérifié sur un modèle de génération précédente signale des limites bien réelles sur l'étanchéité de la capuche. Troisième référence On au catalogue RunMorph, elle se positionne en haut de gamme technique face à la Weather Jacket, plus polyvalente mais assumée non imperméable.

© On Running, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
On Running Ultra Jacket : la 3e référence textile de la marque suisse au catalogue
On Running a construit sa notoriété sur ses chaussures avant d'étoffer une gamme textile complète, de la compétition (Race Singlet 2, déjà testée) au coupe-vent polyvalent (Weather Jacket, déjà testée). L'Ultra Jacket occupe un étage au-dessus : c'est la veste de la gamme Performance/Ultra pensée pour l'équipement obligatoire des courses de trail longue distance, là où la Weather Jacket revendique elle-même un positionnement "weatherproof" et non "waterproof". Construite autour d'une membrane Pertex Shield Air 2,5 couches annoncée à 20 000 mm Schmerber et environ 25 000 g/m²/24h de respirabilité, elle vise le haut du panier des vestes de pluie ultra-légères, aux côtés de références comme la Salomon Bonatti ou la Compressport Thunderstorm déjà au catalogue RunMorph.
Fiche technique de l'On Running Ultra Jacket
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Marque | On Running (Suisse) |
| Référence testée | On-Running Ultra (homme), coloris noir |
| Membrane | Pertex Shield Air, 2,5 couches |
| Imperméabilité | 20 000 mm Schmerber (coutures thermoscellées) |
| Respirabilité | Environ 25 000 g/m²/24h (MVTR) |
| Poids | Environ 100 g en taille M (source constructeur/retailer) |
| Rangement | Packable dans la poche capuche intégrée |
| Fermeture | Zip intégral, capuche non réglable par cordon (élastiquée) |
| Détails | Éléments réfléchissants, coupe ajustée, réduction des frottements |
| Prix officiel | 270 € (souvent 195-230 € en promotion selon retailer) |
Sur le papier, l'Ultra Jacket coche toutes les cases d'une veste de compétition : un poids plume proche des références les plus légères du marché, une membrane 2,5 couches qui évite l'ajout d'une doublure intérieure classique (donc un gain de poids), et un système de rangement dans la capuche qui permet de la comprimer en quelques secondes. Ce choix technique a un revers assumé par la marque elle-même : pas de doublure chaude, donc une protection thermique nulle par temps froid, à compléter par une couche isolante en dessous.
Pertex Shield Air : une membrane pensée pour l'effort intense, pas pour la randonnée tranquille
La technologie Pertex Shield Air repose sur une membrane en nanofibre perméable à l'air, une approche différente des membranes classiques comme le Gore-Tex Pro Shell ou le MP+ de Raidlight déjà testé chez RunMorph. L'objectif affiché est de laisser circuler l'air à travers la membrane elle-même tout en bloquant l'eau liquide, plutôt que de miser uniquement sur des micro-perforations ou des zones de ventilation dédiées. Un test terrain complet confirme cette approche sur le papier : lors d'un fractionné intensif sous la pluie, la testeuse rapporte n'avoir "jamais eu l'effet sauna étouffant" typique des vestes imperméables d'entrée de gamme, avec une légère moiteur résiduelle sur les sous-couches mais sans trempage complet de l'intérieur.
Le fit ajusté "près du corps" de l'Ultra Jacket est un choix assumé de positionnement compétition : la marque le distingue explicitement d'une coupe plus ample façon randonnée, avec deux plis d'aisance dans le dos pensés pour porter un gilet d'hydratation ou un petit sac à dos par-dessus les vêtements sans gêne. Un test dédié confirme ce point avec un gilet 5L testé en conditions réelles : "aucune sensation d'étranglement ou de tiraillement, la veste couvre bien le sac et ne remonte pas", un vrai atout pour les ultra-traileurs qui courent en autonomie.

© On Running, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Le conseil de RunMorph : une veste 2,5 couches sans doublure comme l'Ultra Jacket protège bien de la pluie et du vent, mais n'apporte aucune chaleur. Par temps froid, prévois toujours une couche isolante légère en dessous plutôt que de compter uniquement sur la coquille extérieure.
Le test terrain : imperméabilité saluée en test dédié, mais une capuche pointée du doigt par un utilisateur réel
Avis croisés et disclosure de transparence : pour cet article, RunMorph a mobilisé un test terrain complet et détaillé (plusieurs sorties running et trail sur la version femme de l'Ultra Jacket, mise à jour avril 2026, même construction technique et même membrane que la version homme testée ici, seule la coupe genrée diffère), croisé avec un avis client vérifié publié sur la fiche produit d'un revendeur français portant sur une génération antérieure du modèle homme (achat de novembre 2023, même famille de produit "Ultra Jacket", conçu autour de la même promesse 20K). Cette nuance de génération et de coupe est signalée explicitement plutôt que lissée, faute d'avoir trouvé un test terrain indépendant dédié à la version homme actuellement commercialisée.
Sur l'imperméabilité globale et la respirabilité, le test dédié est unanimement positif : sous une averse soutenue d'une heure, la testeuse rapporte être restée "parfaitement sèche", avec de l'eau qui "perle sur la surface du tissu" et "aucune infiltration à signaler ni au niveau des coutures ni du zip". Ce constat contraste fortement avec l'avis client vérifié sur la génération précédente, qui rapporte des infiltrations progressives lors d'un footing de 40 minutes sous une pluie constante mais faible et sans vent, jugeant l'imperméabilité "très décevante pour une veste sensée être 20K".
Le point de friction le plus concret, relevé indépendamment par l'avis client négatif et non contredit par le test positif (qui ne détaille pas ce point précis), concerne la capuche : non réglable par cordon de serrage (uniquement élastiquée), elle laisserait passer la pluie dans le cou et le surplus de tissu en visière se gorgerait d'eau au bout de quelques minutes, provoquant un ballottement contre le front à chaque foulée. C'est une limite de conception à connaître avant l'achat, en particulier pour un usage par vent de face ou pluie battante prolongée, même si elle ne semble pas remettre en cause l'imperméabilité globale du tissu et des coutures constatée par ailleurs.

© On Running, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
On Running Ultra Jacket vs Weather Jacket vs Salomon Bonatti Trail : le comparatif
| Produit | Poids | Imperméabilité | Positionnement | Prix |
|---|---|---|---|---|
| On Running Ultra Jacket | ~100 g | 20 000 mm (waterproof) | Compétition, ultra-trail | 270 € |
| On Running Weather Jacket | Plus lourde | Weatherproof (non waterproof, assumé par la marque) | Polyvalence quotidienne | 240 € |
| Salomon Bonatti Trail | ~200 g | 20 000 mm | Référence généraliste tous temps | Milieu de gamme |
Face à sa propre sœur, la Weather Jacket, la différence de positionnement est nette et assumée par la marque : la Weather Jacket mise sur la respirabilité et le confort quotidien au prix d'une étanchéité partielle, quand l'Ultra Jacket vise une imperméabilité totale au prix d'un budget plus élevé et d'une polyvalence hors sport plus limitée (pas de poches mains, coupe très sportive). Face à la Salomon Bonatti Trail, référence généraliste du catalogue, l'écart se joue sur le poids et le prix : la Bonatti reste plus lourde d'environ un tiers mais aussi nettement moins chère, un compromis pertinent pour qui ne vise pas la performance pure sur ultra.
Avantages
- Poids plume (~100 g) parmi les plus légers du marché pour une veste réellement imperméable
- Respirabilité de très haut niveau, peu d'effet sauna même en effort intense sous la pluie
- Rangement compact dans la capuche, packable en quelques secondes
- Compatible avec le port d'un gilet d'hydratation ou petit sac par-dessus sans gêne
- Finition haut de gamme, matières partiellement recyclées, éléments réfléchissants efficaces
Inconvénients
- Prix très élevé (270 € conseillé), qui la réserve à un public déjà investi dans sa pratique
- Capuche non réglable par cordon, point de vigilance en pluie battante selon un avis client vérifié
- Aucune protection thermique, coquille pure sans doublure chaude
- Tissu fin, fragile face aux ronces et à l'abrasion hors sentiers battus
- Peu de test terrain indépendant dédié spécifiquement à la version homme actuelle
Notre avis terrain : pour qui l'Ultra Jacket est-elle faite ?
Le traileur qui court des ultras avec équipement obligatoire imperméable
C'est le profil cible. Le ratio poids/imperméabilité est excellent pour transporter la veste toute une course sans alourdir le sac, avec une compatibilité confirmée pour la porter par-dessus un gilet d'hydratation.
Le coureur occasionnel qui veut juste ne pas se faire surprendre par une averse
À nuancer fortement. Le budget et le positionnement très sportif (pas de poches, coupe ajustée) en font un choix disproportionné pour un usage occasionnel : la Weather Jacket de la même marque, moins chère, répond mieux à ce besoin.
Le coureur qui affronte régulièrement du vent de face et de la pluie battante
À surveiller. La limite de la capuche non réglable, relevée par un avis client vérifié sur une génération précédente du même modèle, mérite d'être testée en conditions réelles avant une échéance de course exigeante, faute de confirmation ou d'infirmation sur la version actuelle.
Pour ta préparation : une veste imperméable de ce niveau ne remplace pas une bonne gestion de l'allure sous la pluie ou le froid, qui reste le facteur numéro un pour éviter l'hypothermie sur une sortie longue. Structure tes semaines de préparation trail avec un plan adapté à ton objectif : découvre les plans d'entraînement RunMorph.
Verdict RunMorph
L'On Running Ultra Jacket confirme sur le papier et en test dédié son statut de référence poids/imperméabilité pour l'ultra-trail, avec une respirabilité qui évite l'écueil classique des vestes waterproof premier prix. Le prix très élevé et une réserve concrète sur la capuche, documentée par un avis client vérifié sur une génération antérieure du modèle, tempèrent une note qui reste malgré tout solide pour un public de traileurs exigeants prêts à investir dans leur équipement obligatoire. Une veste de spécialiste, pas une veste pour tout le monde. 7,6/10.
À retenir pour ton entraînement
- Usage cible : ultra-trail et courses avec équipement obligatoire imperméable, sorties longues en montagne.
- Point fort à exploiter : le rangement dans la capuche permet de la garder au fond du sac sans jamais peser sur l'allure.
- Limite à connaître : capuche élastiquée non réglable, à tester par vent de face avant une échéance importante.
- Bon réflexe : ajouter une couche isolante légère en dessous par temps froid, la veste seule n'apporte aucune chaleur.
- Budget alternatif : la Weather Jacket de la même marque pour un usage moins extrême et un budget plus contenu.

