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31 mai 2026

Saucony Endorphin Speed 5 : 235 g, PWRRUN PB et plaque nylon pour avaler tous les tempos

Saucony Endorphin Speed 5 : 235 g, PWRRUN PB et plaque nylon pour avaler tous les tempos

La gamme Endorphin a redéfini ce qu'une chaussure rapide pouvait faire sans plaque carbone. La Saucony Endorphin Speed 5, sortie en 2025 et désormais largement testée en France, continue cette ligne avec très peu de changements visibles. Mousse PWRRUN PB en PEBA, plaque nylon plus flexible, tige plus aérée. Pas de révolution. Une exécution propre, presque chirurgicale, sur un produit déjà au sommet. Reste à voir si la cinquième itération mérite vraiment le ticket de 200 euros et à qui elle s'adresse vraiment.

Saucony Endorphin Speed 5 : la tempo trainer PEBA + nylon qui reste la référence

La Saucony Endorphin Speed 5 est la cinquième génération du modèle qui a popularisé l'idée de la plaque nylon dans une chaussure d'entraînement rapide. Ni race day pure comme la Saucony Endorphin Pro 5, ni daily max-cushion comme la Saucony Triumph 23, la Speed occupe la zone hybride : super-trainer accessible, capable de tempo, de fractionné, de sortie longue à allure soutenue, et même de marathon pour qui sait gérer.

Chez RunMorph, on observe que la Speed 4 était déjà l'une des chaussures préférées des coureurs qui voulaient une polyvalence maximale sans casser leur tirelire à 250 euros pour une carbone. La Speed 5 reprend exactement cette formule. Petit lifting tige, plaque retouchée, semelle ajustée au talon. C'est tout. Et c'est largement suffisant.

Le conseil de RunMorph : ne tombe pas dans le piège du "il me faut une carbone pour progresser". La majorité des coureurs amateurs gagnent plus à enchaîner deux séances tempo propres par semaine dans une Speed 5 qu'à user une Nike Vaporfly 4 sur du footing récup. La plaque nylon transmet la propulsion sans imposer la rigidité d'une plaque carbone. C'est exactement ce qui te permet de répéter les séances sans casser le mollet.

Saucony Endorphin Speed 5 profil intérieur médial

© Saucony, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

Données techniques objectives

MarqueSaucony
ModèleEndorphin Speed 5
Sortie officielle2025 (large diffusion FR à partir de juillet)
TypeSuper-trainer / tempo, route
Drop8 mm
Stack arrière / avant36 mm / 28 mm
Poids (T42 EU homme)235 g
Poids (T39 EU femme)215 g
MoussePWRRUN PB (PEBA, double couche)
PlaqueNylon SPEEDROLL, ailette médiale unique (deux ailettes sur la v4)
Semelle externeXT-900 (caoutchouc carbone)
TigeMesh technique hexagonal monocouche
Distance recommandée5 km à marathon (jusqu'au semi pour la majorité des profils)
CaractéristiqueVegan, matières partiellement recyclées
Prix conseillé200 € (souvent dispo à 150-170 € en promo)

Deux chiffres méritent qu'on s'arrête. Les 235 grammes en taille 42 placent la Speed 5 dans la zone "légère" sans être anorexique, et c'est volontaire. Saucony refuse la course aux super-shoes sous 200 g. Le pari : conserver une chaussure utilisable à l'entraînement, robuste, qui ne se vide pas en 300 km comme certaines carbone race day.

Le drop de 8 mm est le compromis classique. Le mollet ne souffre pas, le coureur talon-sol n'est pas pénalisé, et la transition vers une Endorphin Pro 5 en 8 mm aussi se fait sans dépaysement. Cohérent.

Pour qui est faite la Endorphin Speed 5 ?

Le coureur intermédiaire qui veut une seule chaussure pour tout

Tu cours 40 à 70 km par semaine. Tu vises un 10 km confort, un semi à allure soutenue, peut-être un marathon dans l'année. Tu ne veux pas posséder trois paires. La Speed 5 est la chaussure-pivot idéale. Footing relax à 5:30 / km ? Elle tient. Séance tempo à 4:00 / km ? Elle propulse. Sortie longue à 4:50 / km ? Elle absorbe. Compétition sur 10 km ? Tu pars tranquille sans la sensation que la chaussure te ralentit.

Le marathonien expérimenté qui cherche un super-trainer fidèle

Si tu enchaînes les blocs marathon et que tu uses tes carbone pour la course finale, la Speed 5 prend le relai sur 80 % de tes séances qualité. Mêmes sensations que la Endorphin Pro 5 en termes de bascule SPEEDROLL, mais sans la rigidité fatigante de la plaque carbone. Tu peux y faire 100 km par semaine sans accumuler la dette musculaire d'une carbone permanente.

Le coureur qui ne supporte pas la rigidité des plaques carbone

Toute le monde ne s'entend pas avec les plaques carbone. Certaines foulées les vivent comme une cage trop rigide qui impose un rythme. La plaque nylon de la Speed 5 propulse sans cadenasser. Beaucoup d'athlètes qui ont quitté la Nike Vaporfly 4 ou la Asics Magic Speed 5 pour mollet douloureux atterrissent ici et trouvent enfin la chaussure qui les laisse courir librement.

Saucony Endorphin Speed 5 semelle XT-900

© Saucony, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

Confort et accueil pied

La grosse modification de la v5 est sur la tige. Saucony abandonne la double couche de la v4 pour revenir à une empeigne monocouche en mesh hexagonal technique, comme sur la v3. La respirabilité fait un bond. Sur un footing à 28 °C, le pied ventile vraiment, sans cette sensation d'étouffement que la v4 commençait à donner sur les longues sorties estivales.

L'ajustement reste fidèle à Saucony : précis sur le médio-pied, accueillant sur l'avant-pied. Pas besoin de prendre une demi-pointure au-dessus, la taille habituelle suffit pour la quasi-totalité des morphologies. Les pieds larges trouvent leur compte sans compression. La languette à gousset, classique mais efficace, évite tout glissement latéral pendant les accélérations.

Le contrefort talon a été redessiné en 3D plus structuré. Le col remonte un peu plus que sur la v4 pour mieux verrouiller le pied. Aucune irritation signalée par les testeurs FR sur les premières 200 à 300 km. Bon point.

Sensations à la course : mousse, plaque, transitions

Premier kilomètre. La sensation à l'impact est immédiatement familière pour qui a connu la v4. PWRRUN PB en bas, plaque nylon au milieu, PWRRUN PB en haut : la mousse PEBA encadre la plaque et offre cet amorti étrangement équilibré, ni trop mou ni trop ferme. La géométrie SPEEDROLL fait le reste : la bascule de l'arrière vers l'avant se fait sans à-coups, presque sans effort conscient.

À allure tempo (autour de 4:00 - 4:20 / km), la chaussure révèle son vrai talent. Le retour d'énergie est franc sans être brutal. Pas le pop explosif d'une carbone. Pas non plus la sensation de "courir sans la chaussure" qui caractérise les super-shoes. Quelque chose entre les deux. Plus contrôlable, plus prévisible, plus reproductible séance après séance.

À allure footing tranquille (5:00 - 5:30 / km), la Speed 5 fonctionne aussi. Mais elle n'est pas optimisée pour ça. Tu sens la plaque qui veut t'emmener plus vite, la mousse qui demande à être chargée. Pas un défaut, juste une logique d'usage. Pour des sorties récupération pures, oriente-toi vers la Saucony Triumph 23 qui pardonne plus.

Sur sortie longue à allure soutenue (4:30 - 4:50 / km, 20 à 30 km), c'est là que la magie opère. La fatigue s'installe différemment qu'en carbone. Le mollet et le tendon d'Achille restent disponibles plus longtemps. La foulée reste légère même après l'heure et demie de course. Pour un coureur de moins de 75-80 kg, le marathon est tout à fait jouable dans une Speed 5. Au-delà, l'amorti commence à montrer ses limites sur la deuxième moitié de course.

Semelle et accroche

La gomme XT-900 carbone reste l'arme secrète de Saucony en matière de durabilité. Sa couverture stratégique, légèrement modifiée par rapport à la v4, corrige le seul vrai défaut signalé sur la génération précédente : l'usure prématurée au talon pour les coureurs attaqueurs talon. La construction est plus classique, plus rectiligne. La durée de vie attendue grimpe en conséquence : compte 800 à 1 000 km avant que la zone talon ne se creuse vraiment.

Sur route sèche, l'accroche est excellente. Sur route humide, elle reste très bonne sans atteindre le niveau des chaussures équipées de gomme Continental ou Vibram. La rainure longitudinale centrale plus profonde aide à la flexion mais peut piéger des graviers sur les chemins forestiers. Garde la Speed 5 pour la route et les chemins lisses. Sur sentier technique, regarde plutôt vers une trail comme la Saucony Peregrine 16.

Saucony Endorphin Speed 5 talons et mention PWRRUN PB

© Saucony, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

Comparatif face à la concurrence

La catégorie super-trainer à plaque nylon est devenue ultra-compétitive en 2026. Voici comment la Speed 5 se positionne face aux références :

Hoka Mach 7 (160 €, 248 g, drop 5 mm, stack 37/32) : plus légère, sans plaque, drop plus bas. La Mach 7 est plus permissive pour les coureurs avant-pied, plus accessible en prix. La Speed 5 est plus structurée, plus propulsive grâce à la plaque, et moins fatigante pour le mollet sur les longues sorties grâce aux 8 mm de drop.

Asics Magic Speed 5 (180 €, 250 g, drop 5 mm, stack 38/33, plaque carbone) : différence fondamentale, la Magic Speed 5 utilise une plaque carbone. Plus de pop, plus de propulsion, mais aussi plus de raideur ressentie. Si tu veux apprendre à courir en carbone sans casser ta tirelire, la Magic Speed 5 est un meilleur pont. Si tu veux la polyvalence de la plaque nylon, la Speed 5 est imbattable.

Adidas Adizero Boston 13 (160 €, 253 g, drop 6 mm, stack 36/30, Energyrods) : la Boston 13 mise sur les Energyrods en fibre de verre plutôt qu'une plaque pleine. La sensation à la course est plus "souple", moins propulsée par un effet plaque. La Speed 5 reste plus dynamique sur les vraies séances tempo, la Boston 13 plus polyvalente sur du footing pur.

Puma Deviate Nitro 3 (170 €, 264 g, drop 10 mm, stack 36/26, plaque carbone PWRPLATE) : un poids supérieur, un drop plus élevé, une plaque carbone full-length. La Deviate Nitro 3 est plus rapide en ligne droite mais moins agile en virages. La Speed 5 reste plus polyvalente pour qui veut un seul couteau suisse.

Verdict comparatif : la Speed 5 reste le meilleur compromis quand tu cherches une chaussure unique pour 90 % de tes séances. Pas la plus rapide, pas la plus moelleuse, pas la moins chère. Celle qui te déçoit le moins, et qui ne te demande aucun apprentissage.

Comment l'intégrer dans ton plan d'entraînement RunMorph

La Speed 5 a une place très claire dans une rotation cohérente. Voici comment la placer selon ton objectif :

Préparation 10 km : chaussure principale. Footing, fartlek, séances tempo, compétition. Tu peux te passer d'une carbone sans regret. La Speed 5 te porte du warm-up jusqu'au 35e minute de course finale.

Préparation semi-marathon : chaussure-pivot pour les séances qualité (seuil, allure spécifique, sortie longue à allure marathon). Garde une chaussure de footing à part pour préserver la mousse PEBA, et envisage une carbone pour le jour J si tu vises un chrono.

Préparation marathon : super-trainer principal pour les blocs spécifiques (séances à allure marathon, sorties longues progressives). La carbone reste réservée à la compétition. Pour un coureur de moins de 75 kg, la Speed 5 peut même tenir le marathon entier sans craquer.

Trail : non. Reste sur la Saucony Peregrine 16 ou équivalent. La Speed 5 est pensée pour le bitume et les chemins lisses uniquement.

Si tu cherches un plan structuré pour exploiter cette polyvalence, jette un œil aux plans d'entraînement RunMorph : ils sont conçus pour s'adapter à ton kilométrage actuel et à ta chaussure principale.

Verdict du Coach RunMorph

La Saucony Endorphin Speed 5 est l'une des chaussures les plus matures du marché en 2026. Elle ne révolutionne rien parce qu'elle n'en a pas besoin. La v4 était déjà excellente, la v5 corrige les rares défauts (durabilité talon, ventilation tige) et reconduit l'essentiel. Mousse PWRRUN PB inchangée. Plaque nylon affinée pour plus de flexibilité. Géométrie SPEEDROLL conservée. C'est un travail de chirurgien, pas d'architecte.

Ce qui distingue la Speed 5 du reste du marché, c'est sa rare capacité à coexister avec une carbone race day sans la rendre redondante. La Endorphin Pro 5 est la machine à records, la Speed 5 est l'usine à kilomètres qui rend ces records possibles. Sépare bien les deux usages et tu obtiens un système d'entraînement complet pour moins de 450 euros.

Petit bémol sur le prix officiel : 200 € reste élevé pour ce qui est une mise à jour mineure. Heureusement, les distributeurs FR (i-Run, Alltricks, Decathlon) descendent rapidement entre 150 et 170 €, ce qui repositionne la Speed 5 dans une zone bien plus attractive.

9/10. Polyvalence redoutable, durabilité au-dessus de la moyenne, sensation unique sur la plaque nylon. Le seul vrai reproche : pour un marathonien lourd qui vise sub-3 heures, l'amorti peut manquer sur les 10 derniers kilomètres.

À retenir pour ton entraînement

  • Polyvalence maximale : la Speed 5 couvre 90 % des séances d'un coureur entraîné, du footing au marathon. Une seule paire suffit pour un cycle complet de préparation 10 km ou semi.
  • Plaque nylon, pas carbone : sensation propulsive sans rigidité fatigante. Idéal pour répéter les séances tempo sans empiler la dette musculaire d'une carbone permanente.
  • Durabilité solide : 800 à 1 000 km attendus avec la mousse PEBA qui résiste mieux que la moyenne du segment. Le rapport euros par kilomètre est meilleur qu'une race day premium.
  • 8 mm de drop : compromis confortable pour la majorité des foulées. La tendinopathie du tendon d'Achille reste protégée, contrairement aux chaussures à drop très bas (4 mm et moins).
  • Garde-la pour la route : la gomme XT-900 et la rainure centrale ne sont pas pensées pour le sentier technique. Pour le trail, vise une chaussure dédiée et garde la Speed 5 propre pour les séances bitume.

Saucony Endorphin Speed 5 paire trois quarts face

© Saucony, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

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