Tous les tests
17 septembre 2026

La Sportiva Akasha II : 10 mm annoncés, 6 mm mesurés, le test sans filtre

8,2/10
La Sportiva Akasha II : 10 mm annoncés, 6 mm mesurés, le test sans filtre
Jusqu'à -50 % chez EkosportVoir l’offre

Sur la fiche La Sportiva, l'Akasha II annonce un drop de 10 mm. Sur le terrain, deux testeurs indépendants (l'un français, l'autre américain) mesurent 31 mm de stack au talon et 25 mm à l'avant-pied, soit 6 mm réels. L'écart n'est pas anecdotique : il change la manière dont le pied attaque le sol sur les longues descentes. Chez RunMorph, on a recoupé les mesures, lu les tests français et anglosaxons, et on t'explique ce que 4 mm d'écart changent vraiment pour un ultra-traileur.

La Sportiva Akasha II vue trois-quarts, coloris noir et jaune
© La Sportiva, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

L'essentiel en 3 phrases

L'Akasha II annonce 10 mm de drop mais deux mesures indépendantes convergent vers 6 mm réels, un écart jamais mentionné par la marque. Le poids grimpe aussi de 310 g annoncés à 321-325 g mesurés, sans remettre en cause une accroche et une protection qui restent la référence de la gamme longue distance La Sportiva. C'est une chaussure d'ultra-trail technique, pas une chaussure de vitesse : excellente pour les sorties de plusieurs heures en montagne, moins pertinente pour du fractionné ou du trail court.

8,2
/ 10 · Note globale RunMorph
Accroche
9,5 / 10
Protection et amorti
8,5 / 10
Stabilité et maintien
9 / 10
Dynamisme
6 / 10
Rapport qualité-prix
7,5 / 10
Pour qui ?Traileurs et traileuses qui enchaînent les ultras et les sorties longues en montagne, cherchent une protection maximale sur terrain technique, et acceptent quelques dizaines de grammes en échange d'une accroche et d'une stabilité au sommet de la catégorie.
Pas pour qui ?Coureurs qui cherchent une chaussure vive pour du trail court, du fractionné ou des allures soutenues : le poids mesuré de 321 à 325 g et l'amorti ferme freinent la relance face à des modèles 30 à 40 g plus légers.

La Sportiva Akasha II : pourquoi ce test maintenant ?

La Sportiva Akasha II n'est pas une nouveauté 2026 : le modèle est sorti en 2022 et reste, quatre ans plus tard, l'un des piliers de la gamme Mountain Running de la marque italienne. C'est justement ce qui rend le test utile aujourd'hui. Une chaussure encore vendue à plein prix (155 euros sur lasportiva.com) et toujours commentée positivement (67 avis, note moyenne 4,9/5 sur le site officiel au 17 septembre 2026) mérite qu'on vérifie si la fiche technique annoncée correspond à ce que les coureurs mesurent réellement sur le terrain, plutôt que de se contenter de reformuler le communiqué de la marque.

Dans le catalogue La Sportiva, l'Akasha II occupe le segment ultra-protection et longue distance, aux côtés de la Jackal II (plus légère, plus dynamique) et de l'Ultra Raptor II (plus technique, plus lourde). RunMorph avait déjà testé la La Sportiva Prodigio 2, positionnée sur un usage plus polyvalent : l'Akasha II vise un public plus spécifiquement tourné vers l'ultra-trail montagneux.

Le conseil de RunMorph : si tu prépares un ultra-trail avec beaucoup de dénivelé technique et que tu cherches avant tout à protéger tes appuis sur la durée, l'Akasha II est une candidate sérieuse. Si ton objectif est un trail court ou un fractionné sur sentier roulant, regarde plutôt du côté de la Hoka Speedgoat 7, plus légère de 41 à 45 g selon les mesures.

Fiche technique : ce que La Sportiva annonce

MarqueLa Sportiva
ModèleAkasha II
Sortie2022 (toujours commercialisée en 2026)
TypeTrail ultra-longue distance, haute protection
Drop annoncé10 mm
Poids annoncé310 g (demi-paire, fiche officielle)
MousseMEMlex EVA à double injection + insert Cushion Platform
SemelleFriXion Red bi-composée, crampons 4,5 mm, Impact Brake System
TigeAirMesh perforé + cuir synthétique + renforts Dynamic ProTechTion
Pointures38 à 49 (demi-pointures à partir de 40)
Distance recommandée30 km à l'ultra (100 miles et plus)
Prix officiel155 €

Akasha II : ce que La Sportiva annonce contre ce qui a été mesuré

C'est le tableau qui justifie ce test. Deux testeurs indépendants, l'un français (U-Run, sortie terrain à la Réunion), l'autre américain (iRunFar, plusieurs années de pratique et paires successives), mesurent chacun de leur côté un stack de 31 mm au talon et 25 mm à l'avant-pied. Fais le calcul : ça fait 6 mm de drop, pas 10. Le site français Pacing Trail, lui, reprend le chiffre de 10 mm annoncé par la marque dans son texte, tout en publiant dans son propre tableau technique le même stack de 31 et 25 mm, sans relever la contradiction. C'est exactement le genre de consensus paresseux que RunMorph préfère vérifier plutôt que reproduire.

DonnéeAnnoncé (La Sportiva)Mesuré (tests indépendants)
Drop10 mm6 mm (31 mm talon / 25 mm avant-pied, iRunFar et U-Run)
Poids (taille 42-42,5)310 g321 à 325 g selon Pacing Trail et iRunFar
Crampons4,5 mm annoncés4,5 à 6 mm selon les zones de la semelle (Pacing Trail)

L'écart de poids est plus discret mais tout aussi réel : 310 g annoncés contre 321 g mesurés par Pacing Trail en taille 42 et 325 g réellement pesés par iRunFar en taille US M9 / EU42. Deux mesures indépendantes, deux méthodes différentes, un écart qui converge vers le même ordre de grandeur : entre 11 et 15 g de plus que l'annonce, soit environ 4 à 5 % de plus que le chiffre officiel.

Technologie FriXion Red et Trail Rocker : qu'est-ce que ça change sous le pied ?

La semelle FriXion Red bi-composée, associée à l'Impact Brake System, est l'élément que les quatre sources consultées par RunMorph placent unanimement en tête des points forts. Sur sol humide, sec, rocailleux ou volcanique (le test U-Run a été mené sur les coulées de lave du Piton Maïdo, à la Réunion), l'accroche ne flanche pas. C'est aussi le seul critère où RunMorph attribue une note supérieure à 9 sur 10 dans la carte de notation ci-dessus.

Le Trail Rocker, géométrie de semelle qui guide la transition talon-pointe, explique en partie pourquoi le drop réel de 6 mm ne se traduit pas par une sensation minimaliste : le rocker compense une partie de la différence en douceur du déroulé de pied, même si la mesure brute du stack reste celle relevée plus haut.

Côté amorti, la mousse MEMlex EVA à double injection reçoit un insert supplémentaire de 3 mm (Cushion Platform) sur cette version 2, positionné entre la semelle intérieure Ortholite Hybrid et le corps de la mousse. Résultat rapporté par les quatre sources : un amorti ferme mais jamais mou, pensé pour encaisser des milliers d'appuis sur une sortie de plusieurs heures plutôt que pour restituer de l'énergie à un rythme élevé.

Le chaussant : volume généreux, mais pas pour tous les pieds

Le chaussant de l'Akasha II est décrit comme un volume interne généreux par les quatre sources, avec une languette gussetée (attachée sur les côtés) qui améliore le maintien sans créer de point de compression. RunRepeat le note explicitement plus ample que la moyenne des trails techniques, sans toutefois atteindre l'amplitude des modèles Altra, référence du marché sur ce point précis.

Aucune des quatre sources consultées ne publie de mesure exacte en millimètres de la hauteur du boîtier à orteils : RunMorph le signale plutôt que d'inventer un chiffre. Ce que confirment en revanche indépendamment U-Run et Pacing Trail, c'est l'absence de sensation de compression même après plusieurs heures d'effort, un point clé quand le pied gonfle sur un ultra. Le maintien du talon, lui, est unanimement salué : la coque talon, ni trop haute ni trop basse, associée au rembourrage du col, empêche tout glissement, y compris en dévers prolongé.

Le test terrain : ce que disent les coureurs qui l'ont vraiment portée

RunMorph a lu intégralement quatre tests indépendants avant de trancher : le retour qualitatif RunRepeat (verdict et liste pros/cons), le test terrain U-Run réalisé à la Réunion sur les coulées volcaniques du Piton Maïdo, l'avis détaillé et chiffré de Pacing Trail (note 4,3 sur 5, soit l'équivalent de 8,6 sur 10), et le test de longue durée d'iRunFar, dont la testeuse pratique l'Akasha depuis la première version et cumule plusieurs années de retour terrain sur ce modèle précis.

Les quatre sources s'accordent sur l'essentiel : accroche au sommet de la catégorie, protection et stabilité latérale très au-dessus de la moyenne, amorti ferme mais confortable sur la durée. U-Run résume ainsi son ressenti après plusieurs kilomètres sur sol basaltique : l'adhérence et la traction restent les points forts absolus, au point de se sentir en confiance sur des passages rocheux ou végétalisés exigeants. Pacing Trail attribue 5 sur 5 à la fois à l'adhérence et à la protection/maintien, mais seulement 3 sur 5 au dynamisme.

Là où les sources divergent légèrement, c'est sur le poids et son impact ressenti : U-Run le juge un peu important mais l'accepte volontiers contre le niveau de maintien obtenu, tandis que Pacing Trail en fait l'un des trois points négatifs explicites de son test, aux côtés de la respirabilité et du manque de nervosité. RunMorph choisit de rapporter cette divergence plutôt que de la lisser : le poids est un compromis assumé par certains testeurs, un vrai point de friction pour d'autres, selon l'usage visé.

La Sportiva Akasha II, vue de profil
© La Sportiva, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

À quelle allure ça marche, à quelle allure ça décroche

Footing et endurance fondamentale : correct sans être le point fort du modèle. La mousse MEMlex EVA reste ferme plutôt que rebondissante (3 sur 5 en dynamisme chez Pacing Trail), donc l'Akasha II fait le travail sans transcender une sortie tranquille.

Sortie longue : c'est ici que la chaussure prend tout son sens. Le stack de 31 mm au talon et l'insert Cushion Platform de 3 mm absorbent les chocs répétés sur plusieurs heures, ce que confirment indépendamment U-Run et iRunFar après des sorties de plusieurs dizaines de kilomètres.

Allure marathon sur terrain roulant : dans la moyenne. Le drop réel de 6 mm favorise une attaque médio-pied plutôt que talon, mais le poids mesuré de 321 à 325 g et la fermeté de la mousse limitent la vivacité des relances à ce rythme.

Allure seuil et semi : en retrait. La note de dynamisme de 3 sur 5 attribuée par Pacing Trail se confirme à cette allure : l'absence de mousse réactive ou de plaque de propulsion se fait sentir dès que le rythme grimpe.

Fractionné court : le point faible assumé du modèle. RunRepeat est explicite (not for fast runs) et La Sportiva elle-même positionne en interne la Jackal II, plus légère de 34 g (287 g contre 321 g mesurés), pour cet usage.

Le poids sous-annoncé : 15 g qui changent la perception du produit

La Sportiva communique 310 g pour l'Akasha II. Deux testeurs indépendants, avec deux méthodes de pesée différentes, mesurent 321 g (Pacing Trail, taille 42) et 325 g (iRunFar, taille US M9 / EU42). L'écart de 11 à 15 g ne change pas la nature de la chaussure, mais il change sa position relative face à la concurrence directe : à 321-325 g mesurés, l'Akasha II se rapproche davantage de la Saucony Xodus Ultra 4 (318 g annoncés) que du chiffre de 310 g qu'elle revendique elle-même, et s'éloigne un peu plus de la Salomon Ultra Glide 4 (280 g mesurés, soit 41 à 45 g de moins).

Concrètement, pour un coureur qui choisit entre deux paires sur la base du poids affiché, l'écart réel avec la concurrence est systématiquement plus grand que ce que suggèrent les fiches techniques respectives. RunMorph préfère le signaler plutôt que de recopier le chiffre marketing sans vérification.

Respirabilité : le compromis assumé de la protection maximale

Deuxième défaut récurrent dans les quatre sources : la respirabilité. RunRepeat la résume en un mot (so-so) et l'attribue directement au renfort TPU qui couvre une bonne partie de l'avant du pied pour la protection contre les chocs. Pacing Trail la juge correcte mais inférieure aux modèles plus minimalistes de la catégorie. Même iRunFar, plutôt enthousiaste sur l'ensemble du produit, note que l'AirMesh perforé de cette version 2 draine mieux l'eau et sèche plus vite que la première génération, sans pour autant classer l'Akasha II parmi les références en aération.

La cause est mesurable et assumée par la conception même du produit : les renforts Dynamic ProTechTion et le TPU du toe cap, qui expliquent la très bonne protection contre les chocs (notée 8,5 sur 10 dans la carte ci-dessus), couvrent une partie de la surface qui, sur un modèle plus respirant, serait laissée en mesh ouvert. C'est un arbitrage de conception, pas un défaut de fabrication : plus de protection, un peu moins d'aération.

Akasha II vs Akasha I : la mise à jour vaut-elle le coup ?

CritèreAkasha IAkasha II
Poids annoncé330 g310 g (-20 g, soit -6 %)
TigeMesh classique, sans matériaux recyclésAirMesh perforé, lacets 100 % recyclés
StabilitéTPU STB médial/latéral seulTPU STB + insert EVA 3 mm supplémentaire
Toe capProtection standardTPU renforcé, plus dense et plus souple à la fois (iRunFar)
SemelleFriXion XT première générationFriXion XT 2.0, plus résistante à l'usure

Qui doit upgrader : les propriétaires d'une première Akasha usée ou en fin de vie, et tous ceux qui cherchent à gagner du poids et de la respirabilité sans sacrifier la protection. La réduction de 20 g annoncée (même corrigée de l'écart de mesure identifié plus haut, elle reste réelle) et le drainage d'eau amélioré justifient à eux seuls le passage à la version 2. Qui peut garder l'ancienne : les coureurs qui possèdent déjà une première Akasha en bon état et n'ont jamais été gênés par son poids : les évolutions de la version 2 sont des améliorations incrémentales, pas une refonte.

Akasha II face à la Salomon Ultra Glide 4 et la Hoka Speedgoat 7

ModèleDropStack talon/pointePoids mesuréDurabilité estiméePrix
La Sportiva Akasha II6 mm (mesuré)31 mm / 25 mm321 à 325 g~750 km155 €
Salomon Ultra Glide 46 mm41 mm / 35 mm280 g~600 km150 €
Hoka Speedgoat 75 mm40 mm / 35 mm280 gnon communiquée par RunMorph165 €

La lecture simple : à prix quasi identique, la Salomon Ultra Glide 4 offre plus de stack (41 mm contre 31 mm mesurés) pour 41 à 45 g de moins, mais avec une durabilité annoncée plus courte (600 km contre environ 750 km pour l'Akasha II) et une accroche jugée perfectible sur dalles humides dans le test RunMorph de l'Ultra Glide 4. La Hoka Speedgoat 7, elle, mise sur la polyvalence court-à-long plutôt que sur la protection pure : plus légère de 41 à 45 g mesurés également, avec un Vibram Megagrip très complet, mais moins spécialisée sur l'ultra-distance montagneuse que l'Akasha II. Si ta priorité absolue est l'accroche et la protection sur terrain technique et que le poids est secondaire, l'Akasha II reste devant les deux. Si tu roules davantage sur sentiers compacts et que chaque gramme compte, les deux concurrentes prennent l'avantage.

Avantages et inconvénients

Avantages
  • Accroche jugée sans faille sur sol volcanique, rocheux et humide (test U-Run, Réunion)
  • Maintien latéral et proprioception notés 5 sur 5 par Pacing Trail, y compris en dévers prolongé
  • Poids officiellement réduit de 20 g par rapport à l'Akasha I (330 g à 310 g annoncés)
  • Durabilité reconnue : un client La Sportiva rapporte plus de 750 km par paire sur sa 8e Akasha
  • Volume interne généreux qui évite la compression du pied après plusieurs heures (U-Run, Pacing Trail)
Inconvénients
  • Poids mesuré de 321 à 325 g, soit 11 à 15 g de plus que les 310 g annoncés
  • Drop réel mesuré à 6 mm contre 10 mm annoncés, information absente de la communication officielle
  • Dynamisme noté seulement 3 sur 5 par Pacing Trail, peu adaptée au fractionné ou au trail court
  • Respirabilité jugée correcte mais inférieure aux modèles plus minimalistes (RunRepeat, Pacing Trail)

Adhérence et durabilité : ce que ça coûte vraiment au kilomètre

Sur la durabilité, RunMorph s'appuie sur deux indices convergents : le retour d'iRunFar, qui tire régulièrement 450 à 500 miles (720 à 805 km) d'une paire d'Akasha avant de la remplacer, et un avis client publié sur la fiche officielle La Sportiva (17 septembre 2026), où un coureur affirme en être à sa 8e paire, chacune ayant dépassé les 750 km sans problème. RunMorph retient une estimation prudente de 750 km.

À 155 euros et 750 km estimés, le coût au kilomètre de l'Akasha II ressort à environ 0,207 euro par km. À titre de comparaison directe, la Salomon Ultra Glide 4 est vendue 150 euros pour une durabilité annoncée limitée à 600 km dans le test RunMorph du modèle, soit environ 0,25 euro par km. Le prix affiché de l'Akasha II est proche de celui de sa concurrente directe, mais son coût réel à l'usage est environ 17 % plus bas, grâce à une semelle FriXion XT 2.0 réputée pour sa résistance à l'usure.

Notre avis terrain : pour qui, vraiment ?

L'Akasha II s'adresse à un profil précis : le traileur ou la traileuse qui vise des ultra-distances en montagne, sur terrain technique, et qui priorise la protection et l'accroche sur la légèreté. Si tu prépares un objectif de plusieurs dizaines de kilomètres avec du dénivelé exigeant, cette paire fait partie des options sérieuses du marché actuel. Si en revanche ton plan d'entraînement RunMorph inclut des séances de fractionné ou des sorties à allure soutenue, garde l'Akasha II pour les sorties longues du week-end et prévois une paire plus légère pour les séances de qualité en semaine : c'est exactement le type d'arbitrage que RunMorph aide à construire dans un plan d'entraînement personnalisé, pour éviter de faire porter à une seule paire de chaussures des usages contradictoires.

Verdict du Coach RunMorph

En tant que coach, je vois dans l'Akasha II une chaussure honnête sur l'essentiel (accroche, protection, stabilité) mais dont la communication chiffrée mérite d'être corrigée par les mesures indépendantes : 6 mm de drop réel plutôt que 10, et 321 à 325 g plutôt que 310. La note globale de 8,2/10 reflète cet équilibre : elle récompense un produit très solide sur son usage cible (accroche 9,5/10, stabilité 9/10), sans ignorer ses limites assumées sur le dynamisme (6/10) et un rapport qualité-prix correct sans être exceptionnel (7,5/10) une fois le poids réel pris en compte. Ce n'est pas une chaussure pour tout faire, c'est une chaussure très bonne pour ce qu'elle fait.

À retenir pour ton entraînement

  • Le vrai drop est de 6 mm, pas 10 : adapte ta transition si tu passes d'une chaussure à fort drop, l'attaque médio-pied sera plus naturelle qu'attendu.
  • Compte 321 à 325 g réels, pas 310 g, si tu compares le poids avec une autre paire de ta rotation.
  • Réserve-la aux sorties de plus de 2 heures : c'est là que le stack de 31 mm et l'insert Cushion Platform de 3 mm justifient leur poids.
  • Prévois environ 750 km avant remplacement, soit un coût à l'usage d'environ 0,21 euro par km.
  • Ne compte pas sur elle pour du fractionné : sur cet usage, une paire 30 à 45 g plus légère fera mieux le travail.

FAQ

Quel est le vrai drop de la La Sportiva Akasha II ?
Le drop annoncé par La Sportiva est de 10 mm, mais deux tests indépendants mesurent un stack de 31 mm au talon et 25 mm à l'avant-pied, ce qui donne un drop réel de 6 mm, soit 4 mm de moins que l'annonce officielle.

Combien pèse vraiment l'Akasha II ?
La fiche officielle annonce 310 g. Les mesures indépendantes vont de 321 g (Pacing Trail, taille 42) à 325 g (iRunFar, taille US M9/EU42), soit un écart de 11 à 15 g avec le chiffre communiqué.

Combien de kilomètres peut-on espérer avec une paire ?
En s'appuyant sur un retour de test de longue durée (450 à 500 miles, soit 720 à 805 km) et un avis client faisant état de plus de 750 km par paire, RunMorph retient une estimation de 750 km, pour un coût à l'usage d'environ 0,21 euro par kilomètre.

L'Akasha II convient-elle pour du trail court ou du fractionné ?
Non : à 321-325 g mesurés, elle pèse 34 à 38 g de plus que la La Sportiva Jackal II (287 g annoncés), que la marque positionne elle-même pour les usages plus rapides.

Articles recommandés

Ton coach running par IA

Passe de la lecture à ton prochain record

Tu as trouvé ta paire ? Passe à l'entraînement : RunMorph génère ton plan personnalisé (5K, 10K, semi, marathon, trail), synchronisé à Strava & Suunto et ajusté chaque semaine.

Commencer gratuitement

Inscription en 1 minute · sans carte bancaire

Tests similaires

Hoka Tecton X 4 : 270 g mesurés, deux plaques carbone parallèles, le test complet avant l'UTMB

Hoka Tecton X 4 : 270 g mesurés, deux plaques carbone parallèles, le test complet avant l'UTMB

Hoka Tecton X 4 testée : 270 g mesurés contre 275 g annoncés, ProFly X et double carbone. Le verdict RunMorph avant l'UTMB, avis et divergences.

NNormal Cadi : le test complet RunMorph

NNormal Cadi : le test complet RunMorph

NNormal Cadi : 270 g, drop 6 mm, Vibram Megagrip, 150 €. Confort maximal pour l'ultra-trail, mais accroche fragile sur sol gras. Verdict 7,8/10.

Maurten Drink Mix 320 : 80 g de glucides par bidon, le test sans filtre

Maurten Drink Mix 320 : 80 g de glucides par bidon, le test sans filtre

Verdict 8,6/10 : le Drink Mix 320 de Maurten concentre 80 g de glucides hydrogel dans 500 ml, zéro nausée sur 100 km. Dilution exigeante, prix relevé.

Brooks Hyperion Max 4 : 6 mm annoncés, 9,6 mm mesurés, le test sans filtre

Brooks Hyperion Max 4 : 6 mm annoncés, 9,6 mm mesurés, le test sans filtre

Brooks annonce 6 mm de drop sur la Hyperion Max 4, mais le laboratoire RunRepeat en mesure 9,6. RunMorph détaille cet écart et livre son verdict complet.

← Retour aux tests