Un gilet à 125 g conçu par la marque qui organise la Mountain Marathon anglaise depuis plus de cinquante ans, ça intrigue forcément. La OMM TrailFire débarque chez un revendeur français sans l'aura de Salomon ou de Raidlight, mais avec un argument simple : un poids à vide digne d'un gilet de skyrace pur, et un système de poche modulable qu'aucun autre modèle de notre catalogue ne propose. À quel prix réel, et pour qui au juste ?
OMM TrailFire : 125 g et un système modulable, le gilet anglais ultraléger (test complet)
- Les poches avant sont taillées pour des flasques souples de 350 ml, pas pour le format 500 ml plus répandu dans notre catalogue.
- Les crochets de fermeture à la poitrine demandent de s'arrêter pour les détacher, un point relevé par un premier essai.
- Flasques, poche à eau et Compressor Pod se vendent tous séparément : la facture finale dépasse vite le prix d'appel.
- Les poches avant sont taillées pour des flasques souples de 350 ml, pas pour le format 500 ml plus répandu dans notre catalogue.
L'essentiel en 3 phrases
La OMM TrailFire pèse 125 g à vide et se limite à quatre poches avant plus une poche arrière, pensée pour une sortie courte avec un minimum de matériel. Le Compressor Pod, vendu à part, ajoute 5 L quand la sortie s'allonge, mais chaque accessoire (flasques, poche à eau, pod) se paie en supplément du prix d'appel. Un choix cohérent pour la vitesse pure, plus discutable dès que la liste de matériel obligatoire s'allonge.
OMM TrailFire : le gilet ultraléger des spécialistes anglais du mountain marathon
OMM est l'abréviation de l'Original Mountain Marathon, une course d'orientation en autonomie sur deux jours disputée dans les montagnes britanniques depuis plus de cinquante ans. La marque née autour de cet évènement fabrique du matériel ultraléger pour ce type d'effort, et la TrailFire en est la déclinaison course à pied courte et rapide. Le modèle n'a rien d'une nouveauté : les premiers retours d'essai remontent à 2019, et la gamme a traversé plusieurs saisons de collection sans changer de philosophie. Ce qui change vraiment aujourd'hui, c'est sa disponibilité en France via un revendeur généraliste, là où elle restait jusque-là réservée aux initiés qui commandaient directement depuis le Royaume-Uni.
La philosophie est simple : retirer tout ce qui ne sert pas sur une sortie de moins de trois heures. Quatre poches à l'avant, une grande poche en vrac à l'arrière, et un système d'extension optionnel pour les jours où le format s'allonge. Chez RunMorph, on la classe dans la catégorie des gilets de skyrace minimalistes, aux côtés de la Salomon S-Lab Pulsar 3 déjà testée, mais avec une approche différente sur l'extensibilité.
Le conseil de RunMorph : avant de craquer sur le prix d'appel, calcule le budget complet. Le Compressor Pod, les flasques et la poche à eau se vendent à part, et le total grimpe vite. Si tu cherches un gilet prêt à l'emploi dès l'achat, la Salomon S-Lab Pulsar 3 ou la NNormal Race Vest 5L incluent davantage dès la boîte.

© OMM, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Avantages et inconvénients
Avantages
- 125 g sur la balance officielle, confirmé par deux essais menés au Royaume-Uni : un des poids les plus bas du marché des gilets à attache poitrine.
- Le réglage par cordons élastiques épouse la foulée sans ballottement, du plat à la descente, selon un test britannique mené sur plusieurs sorties.
- La poche arrière avale une veste imperméable pliée, un vrai plus dès que la météo tourne.
- Le Compressor Pod ajoute 5 L à la demande, une solution que peu de gilets aussi légers proposent.
Inconvénients
- Les poches avant sont taillées pour des flasques souples de 350 ml, pas pour le format 500 ml plus répandu dans notre catalogue.
- Les crochets de fermeture à la poitrine demandent de s'arrêter pour les détacher, un point relevé par un premier essai.
- Le bord semi-rigide des bretelles, là où s'accrochent les cordons élastiques, s'est révélé inconfortable pour certaines coureuses selon un second essai.
- Flasques, poche à eau et Compressor Pod se vendent tous séparément : la facture finale dépasse vite le prix d'appel.
Données techniques objectives
| Marque | OMM |
| Modèle | TrailFire Vest |
| Volume de base | Environ 3 L, poches comprises |
| Volume avec Compressor Pod | 8 L (pod vendu séparément, + 5 L) |
| Poids à vide | 125 g (donnée officielle du fabricant) |
| Tailles disponibles | Deux tailles chez le fabricant, S/M/L affichées chez le revendeur français : vérifie le tableau des mensurations avant d'acheter |
| Pochettes avant | 4 (deux ouvertes, deux à fermeture zippée ou velcro) |
| Poche arrière | 1 grande poche en vrac, accès par le bas |
| Compatibilité poche à eau | Jusqu'à 2 L, dans la poche arrière |
| Flasques fournies | Non : flasques souples de 350 ml recommandées, vendues en option |
| Tissus | Mesh extensible (Airmesh), dos ventilé |
| Compression latérale | Cordons élastiques réglables avec blocage à glissière |
| Porte-bâtons | Oui, rail universel (UGR) et points d'attache arrière |
| Réflectifs | Oui, liserés réfléchissants à l'avant et à l'arrière |
| Compatible obligatoires UTMB | Non recommandé tel quel : capacité trop limitée sans le Compressor Pod |
| Prix | 71,99 € constatés en France, prix conseillé 79,99 € |
Pour qui est faite la OMM TrailFire ?
Tu cours des skyraces ou des trails courts et rapides, moins de trois heures
C'est exactement le terrain de jeu pensé par OMM. À 125 g, la TrailFire ne se fait quasiment pas sentir sur une allure de course, et les quatre poches avant suffisent pour deux flasques, des gels et un coupe-vent compressé. Réponse : oui, sans réserve.
Tu pars à la journée en autonomie avec le matériel obligatoire complet
La poche arrière seule n'accueille pas une liste d'obligatoire d'ultra (veste imperméable certifiée, réserve d'eau conséquente, trousse de secours, nutrition sur plusieurs heures) sans le Compressor Pod. Et même avec le pod, le volume reste modeste face à des gilets comme la Raidlight Ultralight 12L. Réponse : non, sauf à investir dans l'accessoire complet et à accepter un volume encore limité.
Tu veux un seul gilet capable de couvrir le format court et l'ultra
Possible sur le papier grâce au Compressor Pod, mais coûteux : il faut ajouter le pod, la poche à eau et des flasques adaptées, pour un total qui se rapproche vite d'un gilet premium livré complet dès l'achat. Réponse : avec réserve, uniquement si tu acceptes ce surcoût étalé dans le temps.

© OMM, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Confort et maintien à l'usage
Le point fort de la TrailFire tient en un chiffre : 125 g, une donnée confirmée à l'identique par deux essais menés outre-Manche. Un écart existe pourtant chez un revendeur, qui annonce entre 175 et 187 g selon la taille : l'explication la plus probable est une fiche produit liée à une version antérieure du modèle, car la donnée du fabricant et les deux essais convergent tous sur 125 g. C'est ce chiffre qu'il faut retenir.
Sur le terrain, un test britannique décrit un maintien qui reste stable du plat à la descente, grâce au réglage par cordons élastiques qui se resserre d'un geste. Le même essai pointe toutefois les crochets de fermeture à la poitrine comme peu pratiques : il faut marquer un temps d'arrêt pour les détacher, là où un système à glissière continue se manipule sans ralentir. Un second essai, mené cette fois par une coureuse sur le littoral anglais, signale un bord semi-rigide au niveau des bretelles, là où s'attachent les cordons : une gêne ressentie pour certaines morphologies, absente pour d'autres. Chez RunMorph, cette divergence se lit comme un problème de coupe plutôt que de conception : essaie-la avant d'acheter si tu peux, plutôt que de te fier à une seule taille.
Poches, accessoires et hydratation : ce qu'il faut vérifier avant d'acheter
Les quatre poches avant de la TrailFire sont conçues pour des flasques souples de 350 ml. C'est un choix délibéré pour gagner du poids, mais il limite la compatibilité avec les flasques de 500 ml plus courantes chez les autres marques du catalogue RunMorph. Les deux mêmes essais confirment ce point : les poches acceptent mal un format plus généreux, et mieux vaut prévoir les flasques recommandées par OMM dès le départ.
Pour l'hydratation en réserve, la poche arrière accueille une poche à eau jusqu'à 2 L, vendue séparément. Le Compressor Pod, lui, ajoute 5 L de volume utile mais complique l'accès à la poche principale en course : sa fermeture intégrale se manipule mieux à l'arrêt qu'en mouvement, selon le même retour terrain. Aucune flasque n'est fournie à l'achat, contrairement à la Salomon S-Lab Pulsar 3 qui en inclut deux. Budget réaliste pour un usage complet : compte le prix du gilet, puis environ 30 à 35 euros pour le pod, autant pour la poche à eau, et une quinzaine d'euros par flasque. Le total peut facilement doubler le prix affiché.

© OMM, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
OMM TrailFire vs Salomon S-Lab Pulsar 3 : le comparatif
| OMM TrailFire | Salomon S-Lab Pulsar 3 | |
|---|---|---|
| Poids à vide | 125 g | 90 g |
| Volume de base | Environ 3 L | Format minimaliste, pas de volume annoncé en litres |
| Extension possible | Oui, + 5 L via le Compressor Pod | Non |
| Flasques | Vendues en option | 2 flasques incluses à l'achat |
| Poche à eau | Jusqu'à 2 L, en option | Non prévue |
La Salomon S-Lab Pulsar 3 reste plus légère et livrée complète, un argument fort pour une course courte sans réflexion supplémentaire. La TrailFire se rattrape sur un point que la Pulsar 3 ne propose pas : la possibilité d'étendre le volume quand le format de la sortie change. Face à la NNormal Race Vest 5L, qui mise sur une poche à eau intégrée dès l'achat, ou à la Raidlight Ultralight 12L, pensée pour l'autonomie longue, la TrailFire occupe une case à part : celle du gilet le plus léger du catalogue, à condition d'accepter d'acheter ses accessoires au fur et à mesure.
Comment intégrer la OMM TrailFire à ton entraînement RunMorph
La TrailFire trouve sa place sur les sorties rapides d'une préparation trail : séances de côtes courtes, sorties techniques sous les trois heures, ou skyraces qui ponctuent le calendrier. Son faible poids ne pénalise pas l'allure, même sur les portions les plus intenses d'une séance de fractionné en montagne.
Le bon réflexe : associer la TrailFire au programme trail RunMorph, et réserver le Compressor Pod aux semaines où le plan prévoit une sortie plus longue, nécessitant davantage de matériel.

© OMM, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Verdict RunMorph
La OMM TrailFire réussit une chose précisément : peser le moins possible, tout en tenant la foulée sur une sortie rapide. À 125 g, elle rejoint la catégorie restreinte des gilets qui se font oublier dès le départ d'une skyrace. La contrepartie est connue depuis le début de ce test : chaque litre et chaque flasque supplémentaires se paient à part, et le prix d'appel de 71,99 euros grimpe vite dès que tu complètes l'équipement.
Le profil idéal reste étroit : un coureur qui cherche le gramme en moins pour une course courte, et qui possède déjà ses propres flasques. Pour un usage plus polyvalent, sur des formats longs ou avec le matériel obligatoire d'un ultra, d'autres gilets du catalogue RunMorph couvrent mieux le besoin dès l'achat, sans accessoires à rajouter.
Note RunMorph : 6,8/10. Un gilet honnête sur ce qu'il promet, pénalisé par un écosystème d'accessoires payants qui dilue le rapport qualité-prix de départ.
À retenir pour ton entraînement
- 125 g sur la balance : un des poids les plus bas de notre catalogue de gilets trail, confirmé par la fiche officielle et par deux essais menés au Royaume-Uni.
- 4 poches avant, pas plus : prévois des flasques de 350 ml, le format que ce gilet accueille le mieux.
- Le Compressor Pod se commande à l'avance : 5 L utiles dès que ta sortie dépasse trois heures, mais à prévoir avant le jour J.
- Calcule le budget complet avant d'acheter : flasques, poche à eau et pod s'ajoutent au prix affiché.
- Réserve-la aux efforts courts et rapides : skyrace, trail court, sortie fractionnée en montagne, pas l'ultra en autonomie.

