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10 octobre 2026

On Cloudflyer 5 : 329 g mesurés contre 280 g annoncés, le test sans filtre

7,8/10
On Cloudflyer 5 : 329 g mesurés contre 280 g annoncés, le test sans filtre
On-Running Cloudflyer 5 · à partir de 89,00 €Voir le prix

La fiche technique promet un drop de 10 mm et un poids contenu autour de 280 grammes, l'argument classique de la chaussure de stabilité confortable pour le footing du dimanche. Les mesures de laboratoire racontent une autre histoire : drop réel à 7,9 mm, poids mesuré à 329 grammes. RunMorph a croisé ces chiffres avec les retours de terrain pour voir ce que la Cloudflyer 5 tient vraiment.

On Cloudflyer 5, vue de trois quarts face

© On, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

L'essentiel en 3 phrases

La On Cloudflyer 5 assure une stabilité par guidage plutôt que par correction, avec un talon large et ferme qui encadre la foulée sans poste médial agressif. Le dynamisme reste en retrait : talon raide jugé "clunky" par un testeur indépendant, retour d'énergie mesuré sous la moyenne de la catégorie. À 180 euros annoncés pour un stack modéré sans mousse premium ni plaque, le rapport prix déçoit face à des concurrentes mieux loties.

7,8
/ 10 · Note globale RunMorph (conversion directe du score RunRepeat 78/100)
Amorti
7,0 / 10
Stabilité
9,0 / 10
Dynamisme
4,0 / 10
Confort chaussant
8,0 / 10
Durabilité
7,5 / 10
Rapport prix
5,5 / 10
Pour qui ?Pour le coureur qui attaque du talon, cherche un guidage ferme sans correction agressive, et roule surtout en footing et sorties longues.
Pas pour qui ?Pour le coureur qui cherche du dynamisme en tempo, une attaque avant-pied franche, ou un budget serré face à des stabilités mieux amorties au même prix.

On Cloudflyer 5 : une stabilité par guidage, pas par correction

On a toujours vendu la gamme Cloudflyer comme son offre stabilité, à distinguer de la Cloudsurfer neutre et de la Cloudmonster max-cushion. La 5e génération reprend ce positionnement mais change de méthode : pas de poste médial rigide à l'ancienne, mais une plateforme élargie au talon, un contrefort talon renforcé et une double densité de mousse Helion, plus ferme côté médial, plus souple côté latéral. Le laboratoire RunRepeat confirme cette approche : score stabilité de 91/100, l'un des plus hauts de son comparatif, obtenu sans poste médial classique.

Le testeur américain Matt Klein (Doctors of Running), qui avait trouvé la Cloudflyer 4 trop lourde et trop ferme pour tourner en rotation régulière, note une vraie progression sur la 5 : transition plus fluide à l'avant-pied, meilleure tige, sensation de stabilité plus nette. Il reste toutefois sur une réserve claire : le talon reste ferme, avec un biseau prononcé qui rend les appuis talon un peu rugueux, qu'il qualifie de "clunky".

Le conseil de RunMorph : si tu attaques franchement du talon et cherches avant tout du guidage sans contrainte excessive, cette fermeté au talon ne devrait pas te gêner. Si ton appui dérive vers le médio-pied ou l'avant-pied en cours de sortie, comme l'a observé un testeur indépendant sur ses propres sorties, la sensation peut devenir plus rêche à mesure que les kilomètres s'accumulent.

On Cloudflyer 5, vue arrière sur la plateforme CloudTec et la bande Helion

© On, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

Annoncé vs mesuré : l'écart qui change la perception de la chaussure

La fiche officielle et les retailers français annoncent un poids compris entre 275 et 285 grammes et un drop de 10 mm. Les mesures de laboratoire indépendantes de RunRepeat racontent une version nettement différente, elle-même recoupée par une pesée indépendante de 300 grammes réalisée par Doctors of Running sur une taille US 9.

DonnéeAnnoncéMesuré (RunRepeat)Écart
Poids (taille homme standard)275 à 285 g329 g+ 44 à 54 g (jusqu'à + 19 %)
Drop10 mm7,9 mm- 2,1 mm (- 21 %)
Stack talon / avant-pied31 / 21 mm33,2 / 25,3 mmcohérent à l'avant-pied, le talon est plus proche de 33 mm que de 31 mm

Concrètement, la Cloudflyer 5 n'est ni aussi légère ni aussi pentue que sa fiche le suggère. Un drop réel sous les 8 mm rapproche la chaussure d'un profil plus neutre en termes de transition, alors qu'elle est commercialisée comme une référence à fort drop pour les attaquants du talon. Ce double écart n'est documenté nulle part dans la communication officielle de la marque.

Fiche technique complète

CaractéristiqueValeur
CatégorieDaily trainer à stabilité modérée (guidage, sans poste médial)
Poids mesuré (homme)329 g (11,6 oz)
Drop mesuré7,9 mm
Stack mesuré (talon / avant-pied)33,2 mm / 25,3 mm
Fermeté médiane (échelle HA)28,0 HA (plus ferme que la moyenne catégorie, 20,1 HA)
Retour d'énergie au talon48,3 % (moyenne catégorie 58,7 %)
Amortissement choc talon108 SA (moyenne catégorie 131 SA)
Traction sol mouillé0,41 (moyenne catégorie 0,53)
Respirabilité4 / 5
Usure semelle mesurée0,8 mm (moyenne catégorie 1,1 mm, donc meilleure résistance à l'usure)
Score RunRepeat global78 / 100 (Daily 83, Tempo 40, Course 28, Stabilité 91)
Prix annoncé180 euros (constaté dès 118 euros chez certains revendeurs en octobre 2026)

Pour qui est-elle faite ?

Le coureur qui attaque du talon et cherche un guidage sans contrainte

C'est le profil central visé par On. Le testeur française de 21Run, Camille Cholbi, décrit une chaussure confortable dès les premiers kilomètres, avec un amorti qui devient naturel une fois lancé, et une vraie sensation de stabilité sur les sorties longues.

Le coureur qui roule en footing et sorties longues, pas en tempo

Les scores RunRepeat sont sans ambiguïté : 83/100 en usage quotidien contre 40/100 en tempo et seulement 28/100 en course. La Cloudflyer 5 n'a pas vocation à accompagner un fractionné ou une séance au seuil.

Le coureur qui privilégie le confort chaussant à la légèreté

Tige large, bien rembourrée, languette épaisse et gussetée qui limite le resserrage des lacets : les deux tests terrain lus convergent sur un chaussant généreux et confortable, au prix d'un poids qui reste élevé pour la catégorie.

Avis croisés : ce que disent les coureurs qui l'ont vraiment testée

RunMorph a lu intégralement 3 sources indépendantes sur ce modèle exact, en plus de la fiche RunRepeat utilisée pour les mesures labo et la note globale : le test terrain français de 21Run (Camille Cholbi, sorties quotidiennes et sortie longue le lendemain d'une séance de 25 km), le test détaillé de Doctors of Running (Matt Klein, protocole course et marche, comparaison directe avec la Cloudflyer 4), et la fiche agrégée de Runnea (sous-notes chiffrées sur 10 critères).

Les trois sources convergent sur la stabilité et le confort du chaussant : 21Run parle d'une chaussure "très agréable" sur plusieurs sorties, Doctors of Running lui attribue un A- en stabilité et en ajustement, Runnea affiche une sous-note stabilité de 7/10 et amorti de 9/10. La divergence porte sur la fermeté du talon : 21Run n'en fait pas une critique explicite, quand Doctors of Running la pointe clairement comme le défaut central de la chaussure, avec une note de performance limitée à C+. RunMorph signale cette divergence plutôt que de la lisser : elle dépend vraisemblablement du type d'attaque au sol et du kilométrage de la sortie testée.

Deux défauts majeurs

Un retour d'énergie et un dynamisme sous la moyenne de la catégorie

Le chiffre est net : 48,3 % de retour d'énergie au talon mesuré par RunRepeat, contre 58,7 % en moyenne sur les daily trainers comparés. Associé à une fermeté de mousse supérieure à la moyenne (28,0 HA contre 20,1 HA), cela confirme le ressenti de Doctors of Running : un talon qui absorbe moins qu'il ne pourrait, perçu comme "clunky" sur les appuis francs. Les scores RunRepeat Tempo (40/100) et Course (28/100) traduisent la même limite : cette chaussure ne décolle pas au-delà de l'allure facile.

Un rapport prix qui ne suit pas le niveau de prestation

180 euros annoncés pour un stack modéré (33,2 mm au talon), sans mousse premium ni plaque, place la Cloudflyer 5 au-dessus du prix moyen de sa catégorie chez RunRepeat (170 dollars contre 157 dollars de moyenne). La note Valeur attribuée par Doctors of Running, B-, reflète ce décalage entre le tarif et la prestation technique, même si la stabilité et la durabilité de semelle restent solides.

On Cloudflyer 5, vue de profil avec la plateforme Helion et CloudTec

© On, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

Avantages et inconvénients

Avantages
  • Stabilité par guidage solide, confirmée par un score RunRepeat de 91/100, sans poste médial agressif
  • Chaussant large et confortable, tige respirante en matériaux recyclés, languette bien rembourrée
  • Semelle qui résiste mieux à l'usure que la moyenne de sa catégorie (0,8 mm contre 1,1 mm mesurés)
  • Nette progression par rapport à la Cloudflyer 4, jugée trop lourde et trop ferme par le même testeur
  • Bonne adhérence sur route sèche et mouillée au quotidien selon les tests terrain lus
Inconvénients
  • Poids mesuré de 329 g, loin des 275 à 285 g annoncés
  • Drop réel de 7,9 mm contre 10 mm annoncés, un écart qui change la perception de la transition
  • Retour d'énergie et dynamisme nettement sous la moyenne de la catégorie, talon jugé "clunky" par un testeur indépendant
  • Prix élevé (180 euros) pour un stack modéré sans mousse premium

On Cloudflyer 5 vs On Cloudsurfer 2 : le comparatif interne

Les deux chaussures sortent de la même gamme On mais répondent à des besoins différents : la Cloudsurfer 2, déjà testée par RunMorph, vise la daily neutre polyvalente, quand la Cloudflyer 5 assume un positionnement stabilité.

CritèreCloudflyer 5Cloudsurfer 2
PositionnementDaily stabilité (guidage)Daily neutre polyvalente
Poids mesuré329 gPlus léger, profil neutre moins chargé en matière
Drop7,9 mm mesuré (10 mm annoncé)Profil CloudTec Phase sans Speedboard
Usage idéalFooting et sorties longues, attaque talonDaily toutes allures, foulée neutre

Pour un coureur neutre qui cherche de la polyvalence, la Cloudsurfer 2 reste la référence On chez RunMorph. Pour un profil qui a besoin d'un guidage réel au talon, la Cloudflyer 5 reste la seule option stabilité de la marque.

Face à la concurrence : Brooks Adrenaline GTS 25 et Asics Gel-Kayano 33

CritèreOn Cloudflyer 5Brooks Adrenaline GTS 25Asics Gel-Kayano 33
Poids mesuré329 g295 gPlus léger grâce à la double mousse FF Blast
Stabilité (méthode)Guidage par plateforme, sans poste médialGuideRails, guidage externe
Prix annoncé180 euros160 eurosPositionnement premium équivalent
DynamismeFaible (score RunRepeat Tempo 40/100)Correct pour une stabilité confortRehaussé par la double mousse FF Blast

À 295 g mesurés pour 160 euros, la Brooks Adrenaline GTS 25 fait mieux sur le rapport poids-prix. Pour un budget plus élevé mais un dynamisme nettement supérieur, l'Asics Gel-Kayano 33 reste la référence stabilité premium du catalogue RunMorph.

Coût au kilomètre

Sur la base du prix annoncé (180 euros) et d'une durée de vie estimée de 500 à 550 km pour une daily stabilité à ce niveau de gamme (estimation raisonnée, non mesurée sur la totalité d'une paire par les sources lues), le coût au kilomètre tourne autour de 0,33 à 0,36 euro. C'est nettement au-dessus du Kiprun Cushion 500 (0,07 euro/km) et au-dessus de la Brooks Ghost 18 (0,19 euro/km), deux dailies déjà testées par RunMorph, ce qui confirme le décalage prix identifié plus haut.

On Cloudflyer 5, vue arrière rapprochée sur le talon et le contrefort

© On, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

Comment elle s'intègre à ton plan d'entraînement RunMorph

La Cloudflyer 5 trouve sa place sur les footings faciles et les sorties longues du dimanche, là où la stabilité et le confort chaussant comptent plus que la réactivité. Dans un plan structuré, elle n'est pas pensée pour les séances de tempo ou de fractionné, où son score RunRepeat chute franchement. Pour organiser tes allures sur l'ensemble d'un cycle et savoir quand sortir une paire plus dynamique, les plans d'entraînement RunMorph détaillent zone par zone les séances où une daily stabilité comme celle-ci a sa place.

Verdict du coach RunMorph

La On Cloudflyer 5 tient une vraie promesse de stabilité par guidage, confirmée aussi bien par le laboratoire RunRepeat que par les retours de terrain lus pour cet article. Mais deux écarts pèsent sur le verdict : un poids mesuré loin de l'annoncé, et un dynamisme qui plafonne tôt, cohérent avec un retour d'énergie sous la moyenne de sa catégorie. Ajouté à un prix élevé pour le niveau de prestation, cela la réserve à un usage ciblé : footing et sorties longues pour coureurs qui attaquent du talon. 7,8/10 : la note récompense la stabilité et la durabilité, pas le dynamisme ni le rapport prix.

L'essentiel pour ton entraînement

  • Vérifie le drop réel avant d'adapter ta foulée : 7,9 mm mesurés contre 10 mm annoncés, un écart qui change la sensation de transition.
  • Prévois un poids réel plus élevé : 329 g mesurés, loin des 275-285 g annoncés par la marque et les revendeurs.
  • Réserve-la au footing et aux sorties longues : les scores RunRepeat Tempo (40/100) et Course (28/100) la disqualifient pour les séances rapides.
  • Profite du chaussant large : confort salué par deux testeurs indépendants, pointure habituelle recommandée.
  • Compare le prix avant d'acheter : à 180 euros annoncés, la Brooks Adrenaline GTS 25 offre un meilleur rapport poids-prix pour un usage équivalent.

On Cloudflyer 5, détail macro de la semelle CloudTec et des crampons Helion

© On, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

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