Le test terrain : une mousse qui met tout le monde d'accord, une accroche qui divise
Sur l'amorti, les retours convergent. Les mesures indépendantes relèvent une épaisseur de semelle quasi identique à la version précédente (41,5/33,5 mm), mais une sensation nettement plus douce et moins abrupte dans la transition talon-médio-pied, défaut récurrent reproché à la Novablast 4. Les testeurs qui ont couru les deux versions à la suite décrivent une différence claire en faveur de la V5, avec une foulée plus rassurante dès les premiers kilomètres.
La stabilité surprend aussi favorablement pour une chaussure aussi haute. Les mesures de laboratoire la placent à 7,5/10 sur ce critère, une note correcte pour une mousse de ce volume, confirmée par les retours terrain qui décrivent une base large et une semelle évasée qui limitent les torsions, même sans aucune technologie de stabilisation dédiée.
L'accroche, en revanche, oppose directement les sources. Un test français indépendant lu dans son intégralité relève une traction nettement améliorée sur sol humide par rapport à la génération précédente. Deux testeurs américains qui ont couru la paire sur route mouillée rapportent l'inverse : l'un décrit des glissades sur bitume détrempé, l'autre juge l'adhérence médiocre sur feuilles et terre humide, sans l'avoir testée par temps de pluie. Ce désaccord reste ouvert ici : le ressenti dépend sans doute du revêtement et de l'usure déjà présente sur certaines paires de test. Le conseil pratique reste le même, quelle que soit la source : se méfier des premiers kilomètres sur chaussée mouillée avant de juger.
Le dynamisme fait l'objet d'un deuxième désaccord, plus net encore. Le test français évoque un rebond accru qui donne envie d'accélérer. Un testeur américain qui connaît bien les trois générations précédentes décrit au contraire une mousse plus molle et moins percutante que la V4 à allure rapide, moins pêchue sur le fractionné court. Les deux jugements peuvent coexister : la Novablast 5 a gagné en confort et perdu un peu en réactivité pure à haute cadence, ce qui déplace sa cible sans forcément l'améliorer pour tout le monde.
Défaut réel numéro un : un chaussant très généreux au médio-pied, au point d'avoir motivé l'abandon du modèle chez un testeur au pied étroit. Si ton pied est fin, essaie-la en magasin avant de commander en ligne.
Défaut réel numéro deux : une accroche sur sol mouillé qui fait débat selon les sources et les conditions testées. Mieux vaut réduire l'allure dans les premiers kilomètres pluvieux plutôt que de se fier à un avis unique.

© Asics, photo officielle utilisée à des fins éditoriales