Deux jours. C'est l'âge de la Saucony Endorphin Speed 6 au moment où ce test est écrit, sortie le 15 octobre 2026 aux États-Unis après une annonce le 14 septembre. Saucony change la mousse, retouche la plaque nylon, allège la tige et augmente le prix de 10 dollars outre-Atlantique. La promesse reste identique depuis cinq générations : une seule paire pour le seuil, le fractionné et le jour de course, sans payer le tarif d'une carbone pure. La question qui compte : la V6 corrige-t-elle enfin la mollesse reprochée à la V5 par ses propres adeptes ?
Saucony Endorphin Speed 6 : +2 mm de mousse, +10 dollars, le test sans filtre
L'essentiel en 3 phrases
La Endorphin Speed 6 remplace sa mousse PWRRUN PB par une PWRRUN PBX plus ferme et plus nerveuse, gagne 2 mm d'épaisseur sous le pied et grimpe de 10 dollars aux États-Unis. Elle vise le coureur qui veut une seule paire pour le seuil, le fractionné et la course du 10 km au marathon, pas celui qui cherche du moelleux en sortie longue facile. Le chaussant resserré au démarrage et une gomme de talon à surveiller dès 56 km tempèrent un gain de dynamisme réel.
Saucony Endorphin Speed 6 : la tempo trainer qui change de mousse sans changer de mission
La gamme Endorphin a popularisé l'idée d'une plaque nylon dans une chaussure d'entraînement rapide, sans le tarif ni la raideur d'une carbone. La Saucony Endorphin Speed 6 en est la sixième génération, et elle n'a que deux jours au moment où cet article est rédigé : annoncée le 14 septembre 2026, elle n'est en vente aux États-Unis que depuis le 15 octobre, chez Saucony et quelques revendeurs sélectionnés. Aucune fiche de mesures en laboratoire ni aucun test français n'existe encore sur ce modèle précis.
Chez RunMorph, le constat de départ tient en une phrase recueillie auprès de plusieurs testeurs américains sur la génération précédente : la Speed 5 était jugée un peu molle, presque trop confortable pour une chaussure censée faire gagner du temps au seuil. Saucony y répond en remplaçant la mousse PWRRUN PB par une PWRRUN PBX en billes de PEBA, et en retouchant la géométrie de la plaque nylon. Résultat annoncé : 2 mm de mousse en plus, sans chiffre absolu publié par la marque, et un prix qui passe de 165 à 175 dollars outre-Atlantique. Le prix français, lui, n'était pas encore affiché au moment de la rédaction de ce test : par cohérence avec le tarif de la Speed 5 (200 euros) et la hausse américaine constatée, une fourchette prudente de 210 à 220 euros paraît raisonnable, sans valeur officielle à ce stade.
Le conseil de RunMorph : si tu hésites entre cette V6 et la Saucony Endorphin Speed 5 encore en stock chez certains revendeurs à prix cassé, ne te précipite pas sur la nouveauté. Le gain de nervosité est réel d'après les premiers retours, mais aucun recul n'existe encore sur sa durée de vie en conditions françaises.

© Saucony, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Fiche technique de la Endorphin Speed 6 : un drop figé, une mousse entièrement revue
| Marque | Saucony |
| Modèle | Endorphin Speed 6 |
| Sortie officielle | 15 octobre 2026 (États-Unis). Disponibilité France non confirmée à ce jour |
| Type | Super-trainer / tempo à plaque nylon, route |
| Drop | 8 mm (inchangé depuis la première Endorphin Speed) |
| Stack talon / avant-pied | 38 mm / 30 mm (valeur déduite, voir section suivante) |
| Poids homme (US9) | 232 g environ, convergent sur trois relevés croisés |
| Poids femme (US8) | 196 à 203 g selon la source, écart non résolu |
| Mousse | PWRRUN PBX, PEBA en billes moulées |
| Plaque carbone | Non : plaque nylon redessinée, ailes médial et latéral |
| Semelle | Gomme XT-900 |
| Tige | Mesh léger et respirant, langue allongée |
| Distance recommandée | Seuil, fractionné, course du 10 km au marathon |
| Prix officiel US | 175 dollars annoncés (179,95 dollars chez un revendeur spécialisé) |
| Prix France | Non affiché au lancement. Fourchette estimée 210 à 220 euros, non officielle |
Endorphin Speed 6 : ce que Saucony annonce contre ce que les premiers relevés croisés rapportent déjà
Aucun laboratoire indépendant n'a encore publié de fiche de mesures sur ce modèle vieux de deux jours. Les chiffres ci-dessous croisent trois relevés distincts aux États-Unis : un article de déballage d'un revendeur spécialisé, un test multi-testeurs et une fiche produit d'une enseigne américaine. Deux écarts méritent d'être lus avec attention avant d'acheter.
| Donnée | Annoncé / communiqué par Saucony | Relevé croisé (sources américaines) |
|---|---|---|
| Poids homme | Non communiqué précisément sur la fiche produit | 232 g (US9), convergent sur les trois relevés, soit 3 g de moins que la Speed 5 (235 g) |
| Poids femme | Non communiqué | 196 g selon une source, 203 g selon une autre : 7 g d'écart non résolu entre les deux relevés |
| Drop | 8 mm, identique à la Speed 5 | 8 mm confirmé par les trois relevés, aucun écart |
| Stack talon / avant-pied | « +2 mm de mousse » par rapport à la V5, sans valeur absolue publiée | 38 mm / 30 mm par déduction, à partir du stack 36 mm / 28 mm de la Speed 5. Saucony ne publie toujours aucun chiffre absolu pour la V6 |
| Prix US | 175 dollars | 179,95 dollars chez un revendeur, soit 10 dollars de plus que la Speed 5 |
Le vrai flou ne porte pas sur le drop, identique et confirmé partout, mais sur le stack et sur le poids femme. Saucony communique un gain de mousse sans jamais donner le chiffre qui permettrait de le vérifier. Le calcul à partir de la Speed 5 tient, mais reste un calcul, pas une mesure.
Technologie PWRRUN PBX et plaque nylon redessinée : qu'est-ce que ça change sous le pied ?
La PWRRUN PBX est une mousse en PEBA moulée sous forme de billes compactées, une technique qui vise un meilleur retour d'énergie que la mousse injectée classique PWRRUN PB de la Speed 5. Deux testeurs américains décrivent la sensation de la même façon : plus ferme au contact, mais plus nerveuse dès que l'allure monte. La plaque nylon, elle, a été redessinée avec des ailes médial et latéral qui élargissent son appui sous le pied, et une géométrie SpeedRoll mise à jour qui accentue le rocker à l'avant-pied.
Côté semelle, la gomme XT-900 couvre une portion plus large de la semelle qu'auparavant : la Speed 5 exposait davantage de plaque nylon nue, la V6 en recouvre une partie supplémentaire de gomme, avec une répartition revue au niveau du talon. L'objectif affiché est simple : plus de nervosité à l'avant-pied, sans sacrifier l'accroche au sol sur chaussée sèche ou mouillée.
Le chaussant de la Endorphin Speed 6 : plus large à l'avant, mais resserré au démarrage
Saucony ne publie pas encore de mesure précise du volume vertical de la toe box pour ce modèle, et aucun relevé croisé n'a comblé ce manque pour l'instant : impossible donc de donner un chiffre en millimètres face à la moyenne du marché, et RunMorph préfère le dire plutôt que d'inventer une donnée. Seule la comparaison qualitative existe à ce jour. Un revendeur américain décrit un avant-pied plus généreux en largeur que sur la Speed 5, sans toutefois atteindre le volume d'une daily trainer classique. La langue, allongée, et un gusset médio-pied renforcé améliorent le maintien, mais le chaussant général reste décrit comme court au premier laçage : un testeur recommande de prendre une demi-pointure au-dessus en cas d'hésitation, ou d'éviter de courir sans chaussettes, la languette et le renfort des orteils pouvant créer des points de pression tant que le mesh n'est pas assoupli.

© Saucony, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Le test terrain : ce que rapportent les premiers coureurs à avoir chaussé la V6
Trois tests réels existent déjà sur ce modèle sorti il y a deux jours, tous américains, utilisés ici sans les nommer. Le premier, mené par deux testeurs sur le même exemplaire, aboutit à deux lectures qui divergent nettement. Le premier testeur trouve la chaussure ferme aux allures faciles mais nerveuse et agréable dès que l'allure monte, au point d'en faire son modèle d'entraînement préféré sur les séances de seuil. Il la juge trop raide pour des efforts de type 5 km et en dessous, et signale une abrasion visible de la gomme au niveau du talon après 35 miles, soit 56 km parcourus. Le second testeur, lui, la décrit comme souple et facile à rouler, meilleure sur les allures faciles à soutenues que sur le très rapide, où l'avant-pied lui semble plus dur à mordre. Il n'observe aucune usure notable après 20 miles, soit 32 km. Les deux comparent la Speed 5 à une sensation molle face à une V6 plus ferme et plus nerveuse, mais ne s'accordent ni sur la vitesse d'usure ni sur la fermeté ressentie aux allures faciles.
Un deuxième avis, publié sous forme d'article de déballage avec mesures détaillées, confirme les chiffres de la fiche technique et insiste sur l'amélioration de la tige : plus légère, plus respirante, langue allongée, un changement jugé nécessaire par rapport à la version précédente. Un troisième test, construit autour de l'idée d'un retour aux racines de la lignée Speed, confirme un avant-pied plus généreux que sur la Speed 5 et conseille de prendre une pointure si le coureur hésite entre deux tailles. Il salue la polyvalence sur les sorties au seuil, le fractionné et le jour de course, mais juge le modèle moins adapté aux sorties très faciles et longues en mode coussin moelleux, pour lesquelles une daily trainer reste préférable. Ce même avis situe la Speed 6 entre une chaussure d'entraînement polyvalente classique et une chaussure de course à plaque nylon plus accessible qu'une carbone.
La lecture RunMorph à partir de ces trois retours : le gain de nervosité au seuil fait consensus, la question de la durabilité de la gomme talon ne fait pas consensus, et il faudra plusieurs centaines de kilomètres cumulés par la communauté avant d'y voir plus clair.
À quelle allure ça marche, à quelle allure ça décroche
Footing et endurance fondamentale : ce n'est pas le terrain de jeu naturel de cette paire. La mousse PWRRUN PBX, plus ferme que la précédente génération, transmet moins de confort passif qu'une daily trainer sur les sorties très lentes, et la plaque nylon ajoute une raideur qui se fait sentir sous le 5'30/km pour certains profils.
Sortie longue : correcte sur les portions à allure soutenue, moins convaincante sur une sortie longue entièrement en endurance fondamentale, pour la même raison de fermeté relative de la mousse.
Allure marathon : c'est l'un des points forts rapportés. Le rocker avant-pied élargi et la plaque nylon transmettent la propulsion sans la rigidité d'une carbone, ce qui facilite les blocs longs à allure cible sans fatigue musculaire excessive.
Allure seuil et semi : la zone de prédilection du modèle, décrite par un testeur comme son allure d'entraînement préférée sur cette paire précisément.
Fractionné court : plus discutable. L'avant-pied est jugé plus dur à mordre sur les efforts très rapides par un testeur, et carrément trop raide sous le 5 km par un autre.
Le vrai défaut : une gomme de talon à surveiller dès 56 km
Sur les deux exemplaires testés outre-Atlantique, un testeur signale une abrasion visible de la gomme au niveau du talon après 35 miles, soit 56 km parcourus, et s'en inquiète ouvertement pour la suite. Le second testeur, sur le même modèle, ne relève aucune usure comparable après 20 miles, soit 32 km. Cette divergence n'est pas anecdotique pour un coureur français qui envisage cette paire en tempo trainer principale : avant d'investir près de 215 euros dans une paire dont le kilométrage de vie reste flou, mieux vaut surveiller l'usure de son propre exemplaire dès les premières sorties plutôt que de se fier à un chiffre moyen qui n'existe pas encore.
Le chaussant resserré : prévois une demi-pointure si tu hésites
Deuxième point de vigilance, déjà évoqué plus haut mais qui mérite son propre paragraphe tant il conditionne l'achat : la tige, plus légère et plus respirante que sur la Speed 5, reste décrite comme courte et ajustée au premier laçage. Un testeur recommande explicitement de prendre une demi-pointure au-dessus en cas de doute, ou d'éviter de courir pieds nus dans la chaussure le temps que le mesh s'assouplisse, la languette et le renfort des orteils pouvant générer des points de pression. Pour un achat en ligne sans retour facile, ce conseil vaut mieux qu'un regret à 215 euros.
Endorphin Speed 6 vs Endorphin Speed 5 : faut-il upgrader ?
| Donnée | Endorphin Speed 5 | Endorphin Speed 6 |
|---|---|---|
| Mousse | PWRRUN PB | PWRRUN PBX, PEBA en billes |
| Stack talon / avant-pied | 36 mm / 28 mm | 38 mm / 30 mm (déduit, +2 mm) |
| Drop | 8 mm | 8 mm |
| Poids homme | 235 g | 232 g (3 g de moins) |
| Poids femme | 215 g (T39) | 196 à 203 g selon la source |
| Prix | 200 euros | Non affiché en France, ~210 à 220 euros estimés (US +10 dollars) |
| Plaque | Nylon | Nylon redessinée, ailes élargies, rocker avant-pied plus marqué |
La règle est simple à appliquer : le coureur qui trouvait la Speed 5 trop molle dès que l'allure accélère a de bonnes raisons de passer à la V6, qui gagne en nervosité sans perdre de poids. Celui qui appréciait ce confort plus doux de la V5 sur les sorties longues soutenues, ou qui ne veut pas payer plus cher pour un gain encore non vérifié sur la durée, peut garder sa paire actuelle ou en profiter pendant que les stocks de l'ancienne génération se liquident à prix réduit.
Endorphin Speed 6 vs Nike Zoom Fly 6 et Hoka Mach X 3 : le comparatif
| Donnée | Saucony Endorphin Speed 6 | Nike Zoom Fly 6 | Hoka Mach X 3 |
|---|---|---|---|
| Plaque | Nylon | Carbone (FlyPlate) | Pebax |
| Drop annoncé | 8 mm | 8 mm (9,6 mm mesurés) | 5 mm (9,5 mm mesurés) |
| Stack talon / avant-pied | 38 mm / 30 mm (déduit) | 42 mm / 34 mm annoncés (39,7 / 30,1 mm mesurés) | Empilement supérieur à 40 mm |
| Poids homme | 232 g environ | 248 g en labo (jusqu'à 265 g en pointure 44 terrain) | 252 g annoncés (264 g mesurés) |
| Prix | ~210 à 220 euros estimés | 169,99 euros | 190 euros |
| Test complet | Cet article | Nike Zoom Fly 6 | Hoka Mach X 3 |
La règle de décision tient en une phrase. Pour une plaque carbone accessible et un budget serré, la Zoom Fly 6 reste moins chère de près de 50 euros, malgré un drop et un stack réels supérieurs à ce que Nike annonce. Pour un empilement maximal et une tolérance à un drop qui se comporte en pratique près de 10 mm malgré l'étiquette 5 mm, la Mach X 3 s'impose. Pour rester sur une plaque nylon plus souple qu'une carbone, tout en gagnant en nervosité par rapport à l'ancienne génération Saucony, et en acceptant un tarif probablement proche du haut du panier une fois le prix français confirmé, la Speed 6 est le choix logique.
Avantages et inconvénients de la Saucony Endorphin Speed 6
- Plaque nylon redessinée plus nerveuse à l'allure seuil, ressentie par deux testeurs sur trois
- Tige allégée et plus respirante, langue allongée, jugée nécessaire par un revendeur spécialisé
- Poids homme stable autour de 232 g malgré l'ajout de mousse
- Rocker avant-pied élargi qui facilite la transition seuil-fractionné
- Drop 8 mm inchangé : aucun réapprentissage de foulée pour les habitués de la gamme
- Prix en hausse de 10 dollars aux États-Unis, prix français non confirmé au lancement
- Chaussant resserré au démarrage, points de pression possibles sans chaussettes
- Gomme de talon à surveiller dès 56 km selon un testeur
- Trop raide pour le sub-5 km selon ce même testeur
- Pas optimale pour les sorties très faciles et longues en mode moelleux

© Saucony, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Adhérence et durabilité : quel coût au kilomètre pour la Endorphin Speed 6 ?
La gomme XT-900 couvre une portion élargie de la semelle par rapport à la Speed 5, avec un grip jugé correct sur sol sec comme sur sol mouillé, particulièrement à l'avant-pied selon les premiers retours. Impossible, cependant, d'avancer un kilométrage de vie ferme pour ce modèle : il n'a que deux jours d'existence commerciale, et les deux seuls retours disponibles se contredisent, l'un signalant une abrasion du talon dès 56 km, l'autre n'observant rien de comparable à 32 km. Par cohérence avec la catégorie des super-trainers à plaque nylon, et avec le comportement connu de la Speed 5, une durée de vie de l'ordre de 500 à 600 km paraît un point de départ raisonnable, à confirmer dans les mois qui viennent.
Sur cette base et avec un prix français estimé à 215 euros, le coût au kilomètre tourne autour de 0,39 euro. À titre de comparaison, la Nike Zoom Fly 6, à 169,99 euros pour une durée de vie comparable, revient à environ 0,31 euro par kilomètre, soit près de 25 % de moins. L'écart se justifie seulement si le gain de nervosité de la Speed 6 pèse plus lourd que son surcoût pour ton usage réel.

© Saucony, photo officielle utilisée à des fins éditoriales
Notre avis terrain : pour qui, et avec quel plan RunMorph ?
La Endorphin Speed 6 trouve sa place chez le coureur qui prépare un objectif allant du 10 km au marathon et qui veut une seule paire pour ses séances de seuil, son fractionné et son jour de course. Son allure de prédilection colle presque exactement à l'allure semi-marathon de la plupart des coureurs amateurs, ce qui en fait un outil pour muscler les séances de seuil d'une préparation semi, et un complément utilisable sur les segments à allure marathon d'une sortie longue de préparation marathon. Elle convient moins au coureur qui cherche une paire unique pour ses sorties du dimanche en endurance fondamentale, ou à celui qui vise un chrono sur 5 km.
Cette chaussure s'intègre dans une préparation semi-marathon, pour muscler les séances de seuil qui correspondent à son allure de prédilection, et reste utile en complément sur les segments à allure marathon d'une sortie longue de préparation marathon.
Notre recommandation : associe cette chaussure au plan semi-marathon RunMorph pour transformer ce gain de nervosité en progression chiffrée sur tes séances de seuil.
Verdict du Coach RunMorph
La Endorphin Speed 6 tient une promesse précise et modeste : rendre la lignée plus nerveuse sans toucher au drop ni faire grimper le poids. La note globale de 8,2/10 pondère un gain de dynamisme réel et largement confirmé par les premiers retours, contre trois réserves concrètes : un prix français encore flou mais probablement en hausse, une durabilité de la gomme talon qui divise les deux seuls testeurs disponibles, et un chaussant resserré qui impose de vérifier sa pointure avant de commander. Ce n'est pas une révolution, c'est une retouche sérieuse d'un produit déjà solide, à réserver à qui accepte de payer la nouveauté sans garantie de recul long terme.
À retenir pour ton entraînement
- 232 g : le poids homme reste quasi stable malgré l'ajout de mousse, 3 g de moins que la Speed 5
- 2 mm : le gain d'épaisseur de mousse annoncé par Saucony, sans chiffre absolu publié à ce jour
- 8 mm : le drop ne bouge pas depuis la première génération, aucun réapprentissage de foulée nécessaire
- 56 km : le seuil où un testeur signale une abrasion visible de la gomme de talon, à surveiller sur ta propre paire
- 10 dollars : la hausse de prix annoncée aux États-Unis, prix français encore inconnu au lancement
- 7 g : l'écart de poids femme relevé entre deux sources américaines, à vérifier sur ta propre pointure avant d'acheter
FAQ
La Saucony Endorphin Speed 6 convient-elle aux coureurs débutants ?
Plutôt non en première paire. Un coureur qui court moins de 30 km par semaine profitera peu de la raideur de la plaque nylon et du rocker avant-pied, pensés pour des allures de seuil et de course plutôt que pour des sorties d'initiation.
Quel est le prix de la Saucony Endorphin Speed 6 en France ?
Non confirmé au moment de la rédaction de ce test : le prix américain annoncé est de 175 dollars, et la fourchette estimée en France tourne autour de 210 à 220 euros, par cohérence avec les 200 euros de la Speed 5 et la hausse de 10 dollars constatée aux États-Unis.
La Saucony Endorphin Speed 6 taille-t-elle grand ou petit ?
Plutôt petit au démarrage selon les premiers retours : prévois une demi-pointure au-dessus si tu hésites entre deux tailles, le chaussant restant décrit comme court sur les premières sorties.
Quelle est la différence entre la Speed 6 et la Speed 5 ?
Une nouvelle mousse PWRRUN PBX à la place de la PWRRUN PB, 2 mm de stack en plus annoncés par la marque, un poids homme en baisse de 3 g à 232 g, et un prix américain en hausse de 10 dollars, pour un drop qui reste à 8 mm dans les deux cas.
La Saucony Endorphin Speed 6 est-elle adaptée au marathon ?
Oui sur les segments à allure marathon d'une sortie longue ou en course elle-même, grâce à son rocker avant-pied élargi. Elle l'est moins pour l'intégralité d'une sortie longue en endurance fondamentale sous le 5'30/km, où sa mousse plus ferme que la génération précédente se fait sentir.




