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19 octobre 2026

On Cloudsurfer 3 : le test complet RunMorph

7,5/10
On Cloudsurfer 3 : le test complet RunMorph
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Huit mois après une Cloudsurfer 2 jugée trop ferme par de nombreux coureurs, On corrige le tir avec la Cloudsurfer 3. Nouvelle mousse, nouvelle géométrie de semelle, 8 mm de drop au lieu de 9 : la marque suisse promet un amorti enfin à la hauteur de ses daily trainers haut de gamme. Reste à savoir si le confort gagné vaut les 24 grammes pris au passage.

L'essentiel en 3 phrases

La Cloudsurfer 3 remplace la mousse Helion par une supermousse Surreal plus épaisse et plus souple, et le changement se sent dès les premières foulées. Elle gagne en confort et en stabilité ce qu'elle perd en légèreté et en dynamisme, avec 285 grammes annoncés pour une pointure 42. À 170 euros, c'est une daily trainer pensée pour avaler des kilomètres tranquilles, pas pour viser un chrono.

7,5
/ 10 · Note globale RunMorph
Confort / amorti
9 / 10
Stabilité
8 / 10
Accroche
7,5 / 10
Dynamisme
6,5 / 10
Rapport prix
6,5 / 10
Pour qui ?Les coureurs qui veulent une chaussure confortable pour les footings, la récupération et les sorties longues faciles, et les pieds larges qui manquaient de place dans la Cloudsurfer 2.
Pas pour qui ?Les coureurs qui cherchent une chaussure légère et vive pour le fractionné, ou un budget serré avec un rapport prix optimal.

On Cloudsurfer 3 : la daily trainer qui mise tout sur le confort

On a construit sa réputation sur une sensation reconnaissable entre mille : cette impression de marcher sur un coussin d'air grâce aux alvéoles CloudTec. Avec la gamme Cloudsurfer, la marque zurichoise visait un public différent de ses modèles de course, celui qui veut avaler des kilomètres sans y penser. La deuxième génération avait déçu une partie de ce public, avec une mousse Helion jugée trop ferme, qui talonnait sec en fin de sortie longue.

La troisième version change presque tout sous le pied. Nouvelle mousse Surreal, première mousse supercritique de la marque. Nouvelle géométrie CloudTec Phase, sans plaque Speedboard cette fois. Un drop abaissé à 8 mm contre 9 sur la génération précédente. Sortie le 1er octobre 2026 en boutiques spécialisées en France, pour 170 euros, avec une distribution en ligne annoncée plus tard dans la saison.

Le conseil de RunMorph : si tu cherches une chaussure On plus vive pour varier tes allures, regarde plutôt du côté de la Cloudmonster 3. Si tu possédais déjà la Cloudsurfer 2 et que la fermeté te gênait, la troisième version corrige précisément ce défaut.

On Cloudsurfer 3, vue de profil
© On, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

Données techniques objectives

MarqueOn
ModèleCloudsurfer 3
Sortie1er octobre 2026
TypeRoute, daily trainer neutre, amorti maximal
Drop8 mm
Stack (talon / avant-pied)45 mm / 37 mm
Poids annoncé285 g (homme, taille 42)
MousseSurreal (supermousse supercritique EVA)
PlaqueAucune (CloudTec Phase sans Speedboard)
Semelle extérieureCaoutchouc renforcé sur les zones d'impact
TigeMaille Warp Knit, col et languette rembourrés
Distance recommandéeFooting au marathon (sorties d'endurance)
Prix170 €

Les chiffres annoncés par On diffèrent parfois de ce que relèvent les testeurs. Une pointure américaine plus grande que le 42 européen a été pesée à un peu plus de 300 grammes par une testeuse américaine, loin au-dessus des 285 grammes communiqués pour la référence européenne. L'écart s'explique surtout par la taille testée, mais il vaut d'être connu avant l'achat. Cette chaussure n'est pas une plume, quelle que soit la pointure choisie.

Pour qui est faite la Cloudsurfer 3 ?

Le coureur qui privilégie le confort sur la distance

Footing du dimanche, sortie de récupération, premiers kilomètres d'une préparation marathon : c'est le terrain de jeu naturel de cette chaussure. L'amorti encaisse bien les impacts répétés, et plusieurs testeurs notent qu'il s'ouvre même avec les kilomètres au lieu de se tasser.

Le pied large qui cherchait plus de place

La Cloudsurfer 2 serrait au niveau du médio-pied chez certains coureurs. La troisième version corrige ce point avec une tige plus accommodante, confirmée par deux testeurs américains qui ont chaussé une demi-pointure en dessous de leur habitude sans gêne.

Le coureur plus lourd qui cherche de la stabilité sans rigidité

Une base élargie et une mousse plus dense donnent une sensation de stabilité inhabituelle pour une chaussure neutre. Un testeur a même avoué qu'il l'aurait prise pour une chaussure de stabilité s'il ne connaissait pas sa fiche technique. Il la recommande aux coureurs de plus de 90 kg, en quête d'un amorti qui ne s'affaisse pas.

Semelle de la On Cloudsurfer 3
© On, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

Le test terrain : confort, stabilité et comportement

Trois retours indépendants racontent sensiblement la même histoire, avec des nuances. Un test français mené en avant-première, avant la sortie officielle, décrit une chaussure douce mais pas molle, confortable mais pas totalement passive. Le pied y est accompagné plutôt qu'immobilisé, et la transition du talon vers l'avant-pied reste fluide même en accélérant un peu.

Côté américain, les avis divergent légèrement sur un point : le niveau d'énergie restituée. Une testeuse la juge plus rebondissante que prévu, avec une comparaison frappante à la Brooks Glycerin Max première génération. Un testeur, lui, la trouve plus ferme qu'attendu pour une mousse supercritique, stable au point de douter de sa catégorie neutre. Cette divergence tient sans doute au gabarit et à la foulée de chacun. Plus on pèse lourd, plus la mousse se comprime, et plus elle rend d'énergie en retour.

Un troisième avis, plus analytique, chiffre le progrès : la nouvelle mousse comprime 15,5 % de plus que l'ancienne génération, lors d'un essai interne à la marque. La force de freinage au contact du sol recule, elle, de 9,9 %. Ce même avis a tenu des foulées sous l'allure de 6 minutes au mile sans perdre le fil, ce qui écarte l'idée d'une chaussure strictement réservée aux sorties lentes.

Sur l'accroche, le constat est plus net : un relèvement par rapport à la génération précédente, avec une gomme qui mord correctement le bitume mouillé. Un testeur l'a vérifié en comparant les deux paires côte à côte sur un trottoir humide, et donne l'avantage net à la nouvelle semelle.

Avantages
  • Amorti profond qui ne s'affaisse pas sur la longueur
  • Stabilité surprenante pour une chaussure neutre
  • Tige plus accommodante, bon maintien du médio-pied
  • Accroche fiable sur sol mouillé
  • Finition et matériaux qui laissent présager une bonne durabilité
Inconvénients
  • Prise de poids sensible face à la génération précédente
  • Peu excitante à allure rapide
  • Volume de la tige parfois jugé excessif sur un pied fin
  • Rapport qualité-prix jugé moyen par un test français
  • Fatigue ressentie plus vite sur jambes déjà lourdes, selon un testeur

On Cloudsurfer 3 vs Hoka Clifton Pro vs Saucony Triumph 24 : le comparatif

Trois daily trainers premium, trois philosophies différentes. La Hoka Clifton Pro reste plus légère et plus vive, taillée pour les coureurs qui veulent une polyvalence allant du footing au seuil. La Saucony Triumph 24 mise sur un amorti généreux tout en gardant un rebond plus marqué que la Cloudsurfer 3. Face à elles, la On se positionne clairement du côté du confort pur, quitte à sacrifier un peu de dynamisme.

On Cloudsurfer 3Hoka Clifton ProSaucony Triumph 24
Poids (homme)285 gplus légèrecomparable
Drop8 mm5 mm8 mm
CaractèreConfort maximal, stablePolyvalente, dynamiqueAmorti rebondissant
Prix170 €variablevariable

Pour un style de course plus vif au quotidien, l'Asics Novablast 6 reste une alternative plus légère et plus enjouée à allure rapide. Pour une daily trainer plus légère capable d'encaisser une séance de fractionné occasionnelle, la Puma Deviate Pure Nitro mérite le détour.

Talon de la On Cloudsurfer 3
© On, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

Comment intégrer la Cloudsurfer 3 dans ton plan d'entraînement RunMorph

Cette chaussure trouve sa place sur les semaines à gros volume d'un plan marathon RunMorph. Les footings de base, les sorties de récupération et les premières sorties longues sont exactement le terrain où son amorti fait la différence. Garde par contre une paire plus légère pour les séances de qualité, le fractionné et l'allure spécifique. La Cloudsurfer 3 n'est pas conçue pour ça, et aucun des trois tests lus ne la recommande pour cet usage.

Vue de dessus de la paire On Cloudsurfer 3
© On, photo officielle utilisée à des fins éditoriales

Verdict du Coach RunMorph

La Cloudsurfer 3 fait ce qu'elle promet : plus de confort, plus de stabilité, une tige qui respire mieux. Les trois avis lus pour ce test s'accordent sur un point. Elle progresse nettement par rapport à une deuxième génération qui avait laissé un goût d'inachevé. Mais ce progrès a un prix, au sens propre comme au figuré : 24 grammes de plus sur la balance. Le rapport qualité-prix, lui, reste jugé correct par plusieurs testeurs, sans en faire un argument d'achat à lui seul. 7,5/10, pour une chaussure solide plutôt qu'exceptionnelle.

À retenir pour ton entraînement

  • Amorti et stabilité en hausse : la mousse Surreal corrige le principal défaut de la Cloudsurfer 2, sa fermeté excessive en fin de sortie.
  • 285 grammes annoncés : un poids à avoir en tête si tu cours déjà avec une daily trainer plus légère, l'écart se sent dès les premiers kilomètres.
  • Réserve-la aux sorties faciles : footings, récupération et sorties longues, pas pour le fractionné ni les allures rapides.
  • Bonne nouvelle pour les pieds larges : la tige Warp Knit laisse plus de place qu'avant au niveau du médio-pied.
  • 170 euros : un budget daily trainer premium classique, à comparer avec la Clifton Pro ou la Triumph 24 selon tes priorités.
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